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11 avr. 2021 - 11:27

Ce récit est une suite aux évènements survenus dans Résurgence.
Résumé :
Cassiopée, maintenant accompagnée d'un jeune compagnon qui n'est autre que le dragonnet Issac, part à la recherche de sa mémoire. Elle s'est découvert des liens d'un type étrange avec le dragon et voudrait bien savoir ce que tout ceci cache.
Alors qu'elle s'éloigne de Galeon, elle rencontre Lùthien...

Les auteurs :

Lùthien est jouée par Grendelor
Cassiopée est jouée par Cassiopée


Couleurs des dialogues :

Lùthien : orange
Cassiopée : turquoise


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Message posté le 21:06 - 25 avr. 2022

La première réaction incontrôlée de Cassiopée fut de penser « Les messagers ».
Mais cette pensée fugace fut rapidement balayée par l’inquiétude. Les licornes leur faisaient face la corne pointée dans leur direction en signe d’avertissement. Les adultes dressés sur leur quatre pattes cernaient les petits étendus au sol. Le mâle frappait du sol d’un sabot nerveux.
Issac roucoulait dans discontinuer dans son cou. Le son qu’il produisait ressemblait à un chant. Soudain il incurva le cou de manière à rapprocher son bec de son poitrail puis tendit la tête vers le ciel en poussant un cri stritent.
Le mâle s’arrêta de frapper du sabot. Ses yeux fixait intensivement le dragon. Dans un même moment Cassiopée sentit une étrange sensation l’envahir et elle comprit plus qu’elle n’entendit les paroles de la licorne étincelante devant elle.
« Celui-ci n’est pas ce qu’il paraît et à toi, il te manque le moyen de te purifier.
Mais j’ai besoin de toi car Cedraï et Caminol mes enfants ont été empoisonnés. 
Cependant, avant toute chose je veux savoir où est la louve que je perçois »

Sur ces dernières paroles, il dirigea sa corne vers Lùthien positionnée dans le dos de Cassiopée.


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Message posté le 10:20 - 4 mai 2022

Lùthien observait la scène avec prudence. Elle vit le mâle se calmer en fixant Issac. A la réaction de Cassi, elle sentit qu'il se passait quelque chose. Quand il pointa sa corne vers elle, elle n'eut pas besoin de savoir ce qu'il s'était dit. Doucement, l'elfe se décala afin que la licorne la voit.

L'odeur de loup, c'est moi. Mais je ne vous ferais pas de mal, sauf si vous attaquez, bien sûr. Vos petits semblent malades.

La licorne baissa la tête, comme acquiesçant. Lùthien s'approcha doucement, observant les licornons. Leur corne commençait tout juste à pointer.

Ils sont trop jeunes pour utiliser leur corne. Ils ne peuvent pas purifier leur nourriture ou leur boisson. C'est certainement ça qui les a rendu malades.

Les licornes adultes semblèrent se détendre. La tension diminua d'un cran.

Cassiopée, je n'y connais rien en maladie et encore moins en maladie de licorne. Et toi?

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Message posté le 14:45 - 10 juil. 2022

Purifier le sang… Purifier le Sang…
Ces mots résonnaient dans les souvenirs de Cassiopée de manière si diffuse qu’ils ne lui permettaient pas de fixer l’essentiel d’une mémoire qui aurait pu leur être utile. Pourtant ils l’encourageaient à avoir le sentiment qu’elle pouvait agir. Mais comment ?…
Issac feula. Mécontent de la réaction de Cassiopée, il lui faisait savoir.

- Mais qu’y puis-je, Issac ? Comment purifier le sang des licornons sinon par le sang même de la licorne ?
Elle se tourna vers les parents :
- Savez-vous ce qui a pu arriver à vos petits pour qu’ils soient dans cet état ? Ont-ils mangé une plante vénéneuse ?

La femelle dénia le fait d’un battement de tête.

- De l’eau empoisonnée ?

C’est le mâle qui répondit en opinant de la sienne.

-Pouvez-vous me conduire jusqu’au lieu ?

La femelle leur fit comprendre qu’ils ne pouvaient quitter leurs petits tous les deux.
Seul le mâle la guida jusqu’à un point d’eau situé quelques centaines de mètres plus bas.

Cassiopée remplit le gobelet d’étain qu’elle sortit de sa besace pour en extraire une petite quantité qu’elle examina, sentit et goûta avec précaution après avoir trempé le bout d’un doigt dans le récipient. L’eau avait une couleur légèrement bleutée.
Une odeur sulfateuse s'en dégageait. Elle s’étonna que les petits n’aient pas fait demi tour en mettant leur museau près du plan d’eau.

-Du sulfate de cuivre.
Nous avons la cause de l’empoisonnement, il nous faut maintenant trouver le remède…


Tout en réfléchissant, ils remontèrent la pente pour rejoindre leurs compagnons.

-As-tu idée de la manière de soigner un empoisonnement au sulfate de cuivre, Lùthien ?


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Message posté le 17:25 - 12 juil. 2022

Un empoisonnement au cuivre... ça, je maitrise.

Dans les nombreuses "vies" de Lùthien, elle a tout appris des poisons et donc de leurs remèdes.

Il nous faut de la pénicilline, c'est le chélateur naturel le plus simple à se procurer, dit-elle tout en examinant la forêt. Elle repéra un tas de feuilles mortes en décomposition. L'elfe fouilla dedans, repérant les très fins filaments du champignons, qu'elle gratta précautionneusement. Elle récupéra le résultat de son opération dans son outre, répétant l'opération jusqu'à ce que l'eau devienne trouble, blanchâtre. Alors, elle présenta l'outre aux licornes.

Si nous leur donnons cette eau, cela devrait permettre au cuivre d'être éliminer en quelques heures.

Les deux adultes reniflèrent l'eau avec un certain dégoût tout en s'inclinant imperceptiblement pour donner leur accord. Lùthien s'approcha alors du premier licornon et lui fit doucement glisser l'outre dans la bouche pour qu'il prenne quelques gorgées. Elle recommença avec le second. Il leur restait à attendre pour voir le traitement était efficace.

Régulièrement, Lùthien recommençait à préparer sa mixture pour en redonner aux licornons malades. Les deux adultes tournaient nerveusement autour de leurs bébés. Les heures passaient et rien ne semblait changer. Ni en bien, ni en mal. Ce qui en soi était déjà quelque chose.

Les quantités de pénicilline sont probablement très faibles. ça va être plus long que ce que j'espérais.

Lùthien parcourut la forêt afin de trouver des endroits plus riches en champignons et pour remplir sa gourde d'eau bien fraîche. La nuit arriva, la lune monta haut dans le ciel et redescendit. Inlassablement, l'elfe s'occupait des licornons qui commencèrent à réagir vers le milieu de matinée.

Bien, je crois que nous sommes sur la bonne voie.

Les deux licornes s'ébrouèrent vivement, caracolant autour de leurs bébés.

Il fallut attendre le début de la soirée pour que les bébés arrivent à se lever. Lùthien sourit en les voyant vaciller sur leurs pattes, comme des nouveaux-nés.

ça va aller maintenant. Fit-elle en baillant. Une bonne nuit et tout devrait être rentré dans l'ordre demain matin.

Sur ces mots, elle n'attendit pas de confirmation et s'allongea au sol, où elle s'endormit immédiatement. Le lendemain matin, alors que le soleil était déjà haut dans le ciel, l'elfe s'éveilla et trouva les deux licornons jouant autour de Cassiopée. Lùthien prépara une dernière fournée de pénicilline.

Voilà, ils vont bien maintenant. J'espère que ces petits apprendront la prudence avec cette mésaventure. Elle s'adressa ensuite à Cassiopée. Nous avons perdu deux jours, il va falloir nous dépêcher encore plus si nous voulons être à temps à Eschorie.

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Message posté le 15:19 - 10 sept. 2022

L’elfe avait sans aucun doute raison. Passer trop de temps ici les confronterait aux violents vents et chargé de neige si elles arrivaient en hiver dans les monts de Ténombre. Elles devaient quitter les licornes. Mais l’abandon ne se fit pas sans tristesse pour Cassiopée qui se sentait attachée à elles par un lien indescriptible. Un lien qui se trouvait ancré dans son propre sang et qu’elle sentait lui crisper les entrailles.
Sa seule consolation était que les licornes leur avait promis une reconnaissance éternelle.

Pourtant, le rythme de course que lui imposa Lùthien la força à se concentrer sur l’endroit où elle posait les pieds à vitesse folle. En tout cas certainement trop folle pour elle qui n’avait pas l’entraînement physique de l’elfe.

-Je ne suis pas sûre de pouvoir garder ce rythme vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Prévois des pauses je t’en supplie.

Lui dit Cassiopée au bout de quelques heures de galopade.
Son souffle court en disait long sur sa fatigue et Lùthien lui ménagea un court repos non sans ronchonner.
Elles en profitèrent pour affiner les étapes de leur voyage. Et il était vrai qu’il leur serait difficile d’atteindre Vaelin en Eschorie. Il le fallait, sinon le passage des hauteurs risquait d’être bien difficile. L’hypothèse de rejoindre Vaelin à Sul-Atre au printemps suivant ne les enchantait guère.


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Message posté le 16:02 - 7 oct. 2022

Leur chevauchée à vive allure les avaient conduites près de Fief de Dérout.
Elles ne s'arrêtèrent que le temps de faire vérifier les fers de leurs chevaux. Au grand damne de Cassiopée, qui rêvait de pouvoir descendre et marcher tranquillement.

Lùthien, elle, voyait le temps passer à une allure folle. Elles n'avaient parcouru que la moitié du chemin environ et la météo commençait déjà à chauffer. L'été s'annonçait.

En temps qu'elfe, elle pouvait soutenir le rythme des chevaux en courant toute la journée. En temps qu'elfe possédée par un démon très puissant, elle pouvait le faire, tout en allant chasser pour leur repas. ce qui était bien pratique et leur permettait de gagner un temps précieux. En plus, cette course amusait beaucoup Lùthien, qui surprenait parfois des regards limite envieux de Cassiopée, qui aurait probablement aimé aller divaguer dans les bois.

Ce qui embêtait l'elfe, c'était le dragonnet. Au rythme où elles allaient, il ne pouvait prendre le temps d'apprendre à chasser et restait tributaire de Lùthien et Cassiopée pour se nourrir. De plus, il grandissait. Pour le moment, il tenait encore dans les bras de Cassiopée et la jument de guerre n'avait pas de mal à supporter son poids. Mais d'ici quelques semaines?

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Message posté le 18:43 - 23 oct. 2022

Il était crucial de ne pas épuiser les chevaux, alors le rythme donné au départ par Lùthien ne pouvait être soutenu aussi longtemps qu’elle le souhaitait et Cassiopée la surprenait souvent à soupirer de dépit quand une halte s’avérait indispensable pour que tous puissent se reposer. Cependant les disputes étaient rares et une entente tranquille s'installait entre les deux femmes.
Afin de raccourcir la distance qui les séparait de la tour de Vaelin et du grand Duché d’Eschorie, elles avaient décidé d’éviter Belle Alliance et de couper par les grandes plaines.

Elles chevauchaient ainsi parmi les champs, les prés à perte de vue depuis des jours et des jours.
Jours qui se faisaient toujours plus courts depuis que l’été s’achevait.
Il était facile de trouver de quoi manger sur ces territoires hospitaliers. Il suffisait de se baisser pour cueillir les céréales et Lùthien chassait les lièvres qui courraient en abondance entre les épis.
Depuis peu, elle avait proposé à Cassiopée d’emmener Issac avec elle quand elle partait à la recherche de leur repas, si bien qu’Issac commençait maintenant à se nourrir par lui-même.
Le dragonnet appréciait cette découverte favorisant ses instincts chasseurs. Cassiopée les goûtait beaucoup moins car le lien qui l’unissait à Issac lui faisait vivre le plaisir profond ressenti par le dragon au contact du sang chaud qui lui coulait dans la gorge.
Elle s’occupait intensément pendant ces chasses afin de fuir les haut-le-cœur qui la prenait à cette sensation. Le plaisir n’était pas partagé… Elle glanait le bois nécessaire au foyer de la nuit, montait leur campement et faisait bouillir la marmite afin de cuisiner les graines.

C’est en fin d’après-midi d’une journée ensoleillée qu’elles rejoignirent le rivage du Prio. Le fleuve n’était pas à son plus fort débit. Pourtant, il était bien trop large, profond et sa vitesse d’écoulement trop rapide pour que l’équipe puisse traverser.

Les deux amies décidèrent donc de longer le fleuve vers le nord pour trouver un passage.


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