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6 mars 2018 - 12:26

Dans la lignée de ce qui est fait actuellement (à savoir les projets de Petrichor et Erlidann), je me lance également dans l'écriture journalière (ou presque...).

Je vais faire 31 poésies, que je retravaillerai les 31 jours suivant.

La plupart des poèmes seront tirés du jeu littéraire « bouts-rimés » (http://ta.vlynn.fr/litterature/sujet/jeux-litteraires), cela m'aidera. Ma version est plus simple que celle présentée dans le lien : j'utilise des paires de rimes pour composer une poésie.

Pour ce premier poème, Erlidann, Cassiopée, Aillas et moi-même avons proposé deux paires de rimes chacun.


***


tremblote/papillote, peinture/confiture, couloir/loir, bois/loi, verre/fougère, jette/végète, engloutie/vie, cornée/apogée, épique/chronique

Cet étrange artiste a la tremblote,
Quand il s'agite, défait ses papillotes,
Pourtant habile en matière de peinture
En cuisine, il panique, le repas devient confiture
Affamé il maugrée, puis disparaît dans le couloir
Trébuche contre son greffier, assoupi tel un loir,
Le peintre envoie d'un coup l'animal dans les bois
Le geste ne le détend pas, car c'est sans foi ni loi
Qu'il se saisit d'une arme aussi vide que lui : un verre
Tout regret le quitte au moment où il jette
L'ancien pot de moutarde acquit à Fougères
Dernier souvenir qui dans sa tête végète
À propos d'un amour perdu, d'une couleur engloutie
Une odeur disparue, un lit froid, plus de vie.
Une forme inhabituelle le perturbe sur sa cornée,
Lorsque le matou désarticulé atteint l'apogée
De son renvoi tristement épique
Brigitte Bardot l'observe et l'ajoute à ses chroniques.

Je n'ai pas été très inspiré par les rimes, elles m'ont posé quelques problèmes.


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Message posté le 13:50 - 7 mars 2018

2.



proteste/manifeste, déclame/âme, obéir/maudire, secret/craie, dissimuler/assimiler

Au coin d'une rue, elle déclame
À qui veut l'entendre, elle proteste
Elle découvre ses pensées et son âme
Jamais elle n'a poussé son manifeste
Aussi loin, aussi fort
Elle qui n'avait pas balancé son porc
Elle qui gardait ses secrets
Ne cherche plus à se dissimuler
Happer, socialiser, assimiler
Sa rage est une craie
Une plume ou un pinceau
De l'esprit pour maudire
La haute et ses sots
Un non pour désobéir.


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Message posté le 11:25 - 8 mars 2018

3.


alliance/croyance, détruit/fruit, exploité/sidéré, classe/fracasse

Ce poème est en pentasyllabe et décasyllabe.


Leurs petites mains fabriquent à la chaîne,
Les jouets de l'Occident les enchaînent.
Pour ces enfants il n'y a pas de classe,
Seulement leur jeunesse qu'on fracasse.
À voir défiler devant eux le fruit
De leur travail, qu'on presse, qu'on détruit
Ils tomberaient à terre, sidérés
Reconsidéreraient être exploités.

Une paye de misère
Vaut-elle ce calvaire ?

Les grands abusent car ils ont compris,
Qu'au champ, à la mine ou à l'écurie,
Un gnard sera fier d'apporter un sous
Ne fût-ce que pour joindre les deux bouts.

Une vie d'opprimé
Est triste à mener.

Les acharnés trouveront une alliance
Ou succomberont à cette croyance :
Des lacets à six
Euros. Morts à dix.


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Message posté le 00:29 - 10 mars 2018

4.


table/fable, sommet/soumet, vision/situation, parcourt/four

Debout les forçats de la table !
Quittez la substance qui vous soumet !
Le renouveau n'est pas une fable,
Plutôt atteindre un ultime sommet
Renoncez à la faim qui vous parcourt
Le gras ne peut être une saine vision.
S'alimenter à l'aide d'un four
Promet une funeste situation.
Quelles pensées vous habitent
Devant un rôti de bœuf ?
Lâchez fourchettes et frites
Et régalons-nous de ces crânes d'œuf !
L'avenir n'est pas dans l'humain hagard,
Ces tas de viande appétissants,
Jamais la terre n'appartiendra à un tartare
Alors que nous, zombies, sommes si puissants !


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Message posté le 04:56 - 11 mars 2018

5.


récolte/révolte, affranchi/franchi, Rubicon/abscons, cohorte/exhorte, Neptune/fortune

Les vers sont en hendécasyllabes.


Les bas embourbés aux bords du Rubicon,
Le légionnaire fraîchement affranchi
Fixe le fleuve tourmenté mais franchi.
Alea Jacta Est n'est plus si abscons,
Même si rentrer à Rome sans cohorte
Ne tourmenterait ni plèbe ni Sénat.
Qu'allait-il faire sans tribun, sans légat ?

Désemparé et indécis, il exhorte
Le protecteur de la Onzième : Neptune,
De lui apporter conseils et fortune.
Ce qu'il désirait prenait l'aspect de terres
Loyal et fidèle, il rêvait de récoltes
Tel devait être le serment de Sévère.
Il avait suivi Septime en révolte
De Moésie aux Portes de Cilicie.
Pendant trop longtemps sa famille était armée
Camps, formations en tortues ou carrés
Ne l'aideront pas pour reprendre sa vie.


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Message posté le 12:00 - 15 mars 2018

6.


Pas de rimes préalablement choisies cette fois.
Le poème est tiré de l'univers de Diablo II.


Une nouvelle journée sur le champ de pierres,
Le clan se réveille dans son sanctuaire,
Les Déchus ne perdent de temps et aussitôt s'activent,
Sous la houlette du chaman Bishibosh et de ses directives.
Les festivités doivent être prêtes à l'arrivée des invités,
Les recevoir avec faste leur vaudra respect et amitié,
Car le clan des Bouchers est une glorieuse tribu
Depuis qu'elle a à sa tête le guerrier Rakanishu.
Surnommé le Hachoir des Démons, il n'a pas d'égal
Au combat sa dextérité est fatale.
Les réjouissances vont bon train, carmin et cobalt se mélangent,
La boisson coule avec entrain et tous mangent
Ce qui est leur dernier repas, car à grands pas déboule
L'humain apostat, le nécromancien accompagné de ses goules.
Plus qu'un trouble-fête, c'est un véritable massacre,
Le sang se fond à la graisse, les artères giclent, l'air est acre,
Enfants, femmes et hommes gisent dans le repas,
Tandis que l'adepte de magie noire ne se soucie de leur trépas.
Les morts marchent à ses côtés et vivent pour lui
Rakanishu est encerclé par les siens, il fait nuit
Lorsque Bishibosh plonge ses serres dans son torse.
Le Démon renonce à se défendre ; les héros sont féroces.


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Message posté le 16:16 - 17 mars 2018

7.


caresse/transperce, hanche/franche, Tripode/ode, attire/empire

C'est une chance, une danse, une ode
De t'aimer, de partager Tripode
Ces regards, ces baisers qui nous transpercent
Au rythme de la pluie, du soleil, des caresses
Les jours ne se comptent plus, mes sentiments empirent
Ils grandissent, implosent, explosent, car tu m'attires
Vers tes yeux, tes cheveux, tes hanches
Je t'inhale, je te goûte, ma passion est franche.


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Message posté le 03:32 - 22 mars 2018

Bon, une poésie par jour, c'est compliqué à tenir. D'autant que trouver des bonnes rimes l'est tout autant.


8.


sénestre/séquestre (modifié en cours d'écriture par « ministre »), gaucher/hocher, dictature/droiture

Il suffit de subir leurs lubies, d'hocher
La tête, de renier ce que nous sommes. Gauchers
De tous les pays, unissez-vous ! Sénestres
Mais pas sinistres ; Satan, oui, mais pas ministres.
Amers d'être séquestrés dans l'immonde droiture
De ce monde. Balancez à la mer leur dictature,
Ouvre-boîtes, couteaux, ciseaux, manières,
Le bras levé, et le bon, est un poing fermé, une bannière.

Camarades de l'extrême, ambidextres refoulés,
Ambisénestres contraints à découper,
D'une main hideuse, d'un membre retors,
L'attache qui nous maintient à tribord.
Souquez ferme, que Diable ! rongez l'os
Vous n'êtes pas des chiens, plutôt quinze pour cent et féroces !


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Message posté le 16:39 - 23 mars 2018

Supprime si c'est pas pertinent mais je veux bien te suivre à partir de la semaine prochaine si tu veux bien. J'ai avancé le premier. (50%) mais je n'ai pas actuellement le temps et l'énergie. Dès que j'ai rendu mon appart', ça devrait être bon. Tu as l'air d'avoir un bon rythme, c'est cool.

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Message posté le 20:45 - 23 mars 2018

Je laisse, les commentaires ne me dérangent pas.

Par me « suivre », tu veux dire employer les mêmes rimes en même temps que moi, ou une fois que j'ai posté le poème ?

Niveau rythme j'aurais préféré en sortir une par jour, comme prévu, mais c'est moins évident que quand on est au Festival et qu'il y a cette émulation collective. Ne serait-ce que trouver les rimes est plus compliqué.


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Message posté le 03:56 - 24 mars 2018

9.


unique/comique (changé en « tragique »), feuille/cercueil, valise/dévalise, tranchée/hacher (non employés)

La lumière résonne, la musique retentit,
Les LEDs éclairent l'épée qui scintille,
Elle fend l'air et tranche les cages,
Les passants restent près des vitrines, loin du passage
Du miroir aiguisé, cette lame unique
Car s'apercevoir en reflet assure un destin tragique.
Les regrets ils les abandonnent à leurs cercueils,
Aux écrans, au verre transparent, disparue est la feuille
Ne subsistent que l'opaque illuminé
Et le vitreux immaculé.
Les péchés ne laissent pas de traces
S'ils ne sont pas écrits, si tous les voient, ils s'effacent.
Les glas accompagne chaque seconde des achats ;
Compulsive est l'agonie, sans fin elle est là,
Même la Camarde a baissé les bras, elle fait ses valises,
Qu'ils se débrouillent avec le déshonneur qu'ils dévalisent.
La masse se détourne de l'estramaçon,
Seule, elle a néanmoins une mission,
D'un coup, de taille à affronter les remords,
Elle se lance, fracasse, casse, ce, jusqu'à ramener la Mort.


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Message posté le 17:27 - 24 mars 2018

Jour 1

tremblote/papillote, peinture/confiture, couloir/loir, bois/loi, verre/fougère, jette/végète, engloutie/vie, cornée/apogée, épique/chronique


Le temps qui passe me donne la tremblote,
Je le mange aussi vite qu'une papillote.
Sur ma façade unique s'effrite la peinture
Et bientôt sans dents, seul repas, de la confiture.
La lumière est en approche au fond du couloir.
Il faut faire vite, ne pas hiberner tel un loir
Car bientôt l'heure du repos dans cette boîte en bois
M’emmènera séjourner à l'endroit ou Dieu est loi.
Nuit d'ivresse plutôt que de repos, je lève mon verre.
Apparemment celui de trop je me réveille dans les fougères.
Il est temps de choisir de vivre tant que je vie, ou que je jette
Ce qu'il me reste de vie au lit et que je végète.
Une répétition qui comme la routine s'installe et engloutie
Les espoirs de réussite et qui détruit nos vies.
Je vois ce que je désire voir derrière la vue de ma cornée,
Un homme accompli qui est sûr d'avoir atteint l'apogée.
Le temps pourtant passe, je veux que chaque minute soit épique
Avant qu'il ne soit tard. Pourvu que ma mort soit chronique.


[edit] Je me permets de participer


A.A
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Message posté le 14:41 - 25 mars 2018

Jour 2

proteste/manifeste, déclame/âme, obéir/maudire, secret/craie, dissimuler/assimiler


Enfant de la rébellion toi qui proteste,
Nos écrits, notre autorité manifeste,
Et qui partout dans les villes se déclament
Nous prenons la rançon, nous prenons ton âme.
Que cesse tes rêves tu dois nous obéir
Avant que la société vienne te maudire.
Car nous qui connaissons tout tes petits secrets,
Ceux que tu as écrit jadis avec ta craie.
Le tableau tu as tenté de dissimuler,
Coup d'éponge, effacés, tes droits assimilés.

#Note perso Tentativation de faisage d'Alexandrin en 6 fois 2 égal 12.


A.A
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Message posté le 00:35 - 26 mars 2018

Citation de Moon 2.0 :
Jour 1

tremblote/papillote, peinture/confiture, couloir/loir, bois/loi, verre/fougère, jette/végète, engloutie/vie, cornée/apogée, épique/chronique


Le temps qui passe me donne la tremblote,
Je le mange aussi vite qu'une papillote.
Sur ma façade unique s'effrite la peinture
Et bientôt sans dents, seul repas, de la confiture.
La lumière est en approche au fond du couloir.
Il faut faire vite, ne pas hiberner tel un loir
Car bientôt l'heure du repos dans cette boîte en bois
M’emmènera séjourner à l'endroit ou Dieu est loi.
Nuit d'ivresse plutôt que de repos, je lève mon verre.
Apparemment celui de trop je me réveille dans les fougères.
Il est temps de choisir de vivre tant que je vie, ou que je jette
Ce qu'il me reste de vie au lit et que je végète.
Une répétition qui comme la routine s'installe et engloutie
Les espoirs de réussite et qui détruit nos vies.
Je vois ce que je désire voir derrière la vue de ma cornée,
Un homme accompli qui est sûr d'avoir atteint l'apogée.
Le temps pourtant passe, je veux que chaque minute soit épique
Avant qu'il ne soit tard. Pourvu que ma mort soit chronique.


[edit] Je me permets de participer


C'est carrément mieux construit que ce que j'avais fait, bravo (:


Citation de Moon 2.0 :

Enfant de la rébellion toi qui proteste,
Nos écrits, notre autorité manifeste,
Et qui partout dans les villes se déclament
Nous prenons la rançon, nous prenons ton âme.


Il y a des soucis au niveau de la métrique, je t'ai mis les corrections.

Le premier vers fait bien 12 syllabes, mais je soupçonne que tu aies mal compté. En tout cas, les vers suivants me le font croire

En/fant /de /la /ré/bel/li/on /toi /qui /pro/teste
Nos /é/crits /no/tre au/to/ri/té /ma/ni/feste
Et /qui /par/tout /dans /les /vil/les /se /dé/clament
Nous /pre/nons /la /ran/çon /nous /pre/nons /ton /âme

Je peux te fournir de plus amples explications si tu le souhaites, en attendant voici deux sites qui pourraient t'aider (;

Compteur de syllabes
Règles de versification


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Message posté le 14:49 - 31 mars 2018

Première participation avec un échange avec Mike sur les rimes :

→ Tordre / → Mordre
→ centre / ventre
→ Paresse / → Adresse
→ verre / → travers

10.


Dans la clarté de la lune, coule une infinie paresse

Dans la lumière nocturne, c’est un défi d’adresse

Tout est démultiplié dans les reflets du verre

Les corps sont pliés, les formes prêtes à se tordre

Danse sensuelle, où chacun se tait à tort et à travers

Les parties se toisent, les yeux veulent se mordre

Une discussion manuelle, chacun met l’autre au centre

Après l’humeur grivoise, le calme revient dans les ventres

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Message posté le 18:02 - 31 mars 2018

10.


paresse/adresse, verre (ou n'importe qu'elle homophone ; modifié par « carnaire ») /travers, tordre/mordre, centre/ventre

La gueule attend, elle paresse
Tout son être est au repos
Jusqu'au jour où son adresse
Sera déterrée d'un tombeau.

Elle n'a qu'un but : se nourrir
Sustenter son vaste ventre
Macérer les mets en un élixir
Qui ravira ses contours comme son centre.

Lorsqu'elle se met à mordre
Sa bouche part de travers
Plus encore, voire se tordre
Sous l'effet du plaisir carnaire.


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