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Parlons livres

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5 nov. 2015 - 01:23




Quels sont les livres qui vous ont marqué ?

Quels sont les romans que vous ne pouvez vous empêcher de relire ?

Nous vous invitons dans ce sujet à décrire autant que vous le désirez vos romans – de tous genres – préférés.

Les aélissiens sont friands de lecture, mettez-leur l'eau à la bouche.


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Message posté le 14:07 - 20 mars 2016

Cela faisait bien longtemps que je n'avais plus lu de la science fiction et je suis plutôt contente d'avoir redécouvert le genre avec ce roman.

Je vous présente donc Silo de Hugh Howey qui fait partie d'une trilogie qu'il me tarde de lire !



L'auteur joue sur des peurs contemporaines, que faire si notre air au dehors devient irrespirable, si la folie des hommes finit par détruire ce qui lui permet de vivre ?

Silo raconte la survie d'un groupe d'hommes et de femmes condamnés à vivre enfermé dans un immense silo depuis déjà plusieurs siècles. Vous imaginez bien qu'un tel système suppose des règles strictes et de très nombreuses restrictions.

Dans cet univers, le plus grand danger se cache dans les idées qui peuvent devenir un virus qui exterminera le silo.



J'ai beaucoup apprécié ce roman, l'auteur ne reste pas dans un schéma répétitif; on est d'abord surpris par un événement, qui se répète et lorsqu'on s'attend à ce que ça poursuive ainsi, l'auteur change de schéma. J'ai en général du mal avec ce genre de système mais dans ce cas, la technique sert très bien l'histoire. Jusqu'au bout il a su me surprendre et, au delà de l'histoire, il amène à réfléchir sur la manière dont aurait pu réagir dans ces différentes situations qui sont malheureusement que trop probable dans un avenir que j'espère très lointain.


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Message posté le 18:41 - 21 mars 2016

J'aimerai vous présenter le dernier roman que j'ai lu, qui est aussi mon dernier coup de coeur ;)

Voici La Voie des Rois de Brandon Sanderson.



Déja, le livre est en deux partie car trop long pour être édité en une selon les éditeurs.
Pour commencer je voudrais vous dire pourquoi j'ai choisit ce livre sur l'étagère de mon espace leclerc le plus proche (et oui pas de libraire avec un rayon fantasy autant mis a jour et fourni dans la ville, c'est triste mais bon passons).
Tout d'abord l'auteur, très connu dans la sphère anglophone de fantasy, moins en france, je l'ai découvert avec l'Empire des Brumes, une livre qui m'avais énormément plu, pour son intrigue bien mené, son univers différent de tout ce que je connaissais (un monde qui subits constamment des éruptions de cendre), un rhytme d'actions bien soutenu, des personnages cohérents et surtout un système de magie innovant, incroyablement bien décrit et basé sur les métaux.
Bref le livre m'avais plu au point de le dévorer jusqu'à trois heure du matin plusieurs nuits d'affilée.
Ensuite la qualité du livre, le papier est plus épais se rapproche de la qualité de certaines maison d'édition plus petite qui laisse penser que le livre va durer plus longtemps que la plupart des autres romans fantasy mainstream que j'ai achetés.
Enfin après avoir feuilleté le livre et lu deux où trois passage au hasard pour me faire une idée du style employé par l'auteur dans ce livre qui m'ont convaincus, je suis tombé sur la cerise qui m'as fait débourser les vingts euros: les illustrations intérieures.
Comme les livres de la bibliothèque rose où verte....
Et en plus les annotations ont étés traduites en français.




Ah oui j'oubliais les petites citations en italique au début de chaque chapitre à la dune.

Bon passons au livre en lui même:
C'est un roman chorale, avec plusieurs personnages différents (age, sexe, niveau social, buts, façon de voir le monde (cet aspects là est particulièrement bien rendu je dois dire)), buts, gouts...) bien campés par l'auteur y compris dans leurs contextes de vie très différents.
Le système de magie rappelle un peu sur certains aspects l'empire des brumes mais semble bien plus complexe et ramifié, et reste toujours aussi bien décrits dans les scènes d'actions. Les intrigues politiques sont présentes à un niveau bon mais pas oppressant pour l'action et les différentes facettes du monde, de la magie et des personnages nous sont révélés au fur et à mesure des pages, ce qui fait que pour ma part j'ai encore plus aimé le deuxième livre que le premier.

Et enfin ce qui fait pour moi que ce livre est si bon c'est son univers: le monde est un monde façonné par des tempêtes majeures qui arrachent tout ce qui se trouve sur le sol à l'exception du roc et de ce qui est battit en pierre, les végétaux ont donc appris à rentrer dans le sol où à plier leur feuilles pour offrir moins de prise au vent à l'approche des tempêtes...
Tout le monde est bâtit sur cela... des végétaux animaux jusqu'à la monnaie sur un certain point, mais je ne vous en dit pas plus.

Les différentes cultures des hommes mis en contact, sont extrêmement bien rendu et l'on voit bien l'impact que cela à sur leur façon d'agir et de voir le monde.

Bref un roman fantasy comme on aimerai en lire plus souvent.

Pour finir je vous livre une présentation type quatrième de couverture (pompée et retravaillée à partir d'un présentation trouvée ici) qui présente assez l'intrigue pour vous en faire une idée:
"Roshar, monde de pierres et d’orages. D’étranges tempêtes de pouvoirs balaient les terres accidentées tellement souvent, qu’elles ont finit par influencer la nature et la civilisation. Les animaux se cachent dans des coquillages, les arbres rentrent leurs branches et l’herbe se rétracte dans le sol. Les cités sont construites uniquement où la topographie offre une protection.
Des siècles ont passé depuis la chute des Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers quasi invincibles, sont toujours là. Des royaumes sont échangés contre ces objets, des guerres sont menées en leur nom et gagnées grâce à eux.
Une de ces guerres se déroule sur le paysage dévasté qu’on appelle les Plaines Brisées.
Là, Kaladin, qui a abandonné ses études de médecine contre une arme, a été réduit en esclavage. Dans une guerre insensée, où dix armées combattent séparément contre un unique ennemi, il lutte pour survivre. Le Clarissime Dalinar Kholin commande une de ces armées et, comme son frère feu le roi, il est fasciné par un texte ancien appelé La Voie des Rois. Hanté par des visions des temps anciens et par les Chevaliers Radieux, il commence à douter de sa santé mentale.
De l’autre côté de l’océan, une jeune femme appelée Shallan cherche à devenir apprentie de l’éminente et hérétique Jasnah Kholin, la nièce de Dalinar. Bien qu’elle aime apprendre, ses motivations ne sont pas pures, et alors qu’elle planifie un vol audacieux, elle commence à découvrir certains secrets…"


"Symphonie du cœur qui vit"
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Message posté le 18:42 - 10 mai 2016


Couverture d'Afroula


Helliconia est une trilogie de romans, comprenant Le Printemps d'Helliconia (1982), Helliconia, l'été (1983) et L'Hiver d'Helliconia (1985).
Actuellement, je n'ai lu que les deux premiers.

Écrite par Brian Aldiss, cette trilogie est du planet opera. Ici, c'est la planète (nommée Helliconia, sans surprise) qui est le personnage principal. On suit ses changements climatiques et l'évolution des sociétés et peuples qui l'habitent.

Car Helliconia est particulière, elle évolue au cœur d'un système binaire, c'est-à-dire un système composé de deux soleils, à mille années-lumière de la Terre.

Helliconia gravite autour du soleil Batalix, qui lui-même orbite du soleil Freyr qui est très chaud et lumineux. Une rotation d'Helliconia autour de Batalix est une petite année équivalent à 480 jours terriens ; tandis qu'une grande année autour de Freyr correspond à 1800 petites années, soit à peu près 2300 années terriennes.

La rotation autour de Freyr étant très étirée, Helliconia connaît de longs hivers glacials et de longs étés brûlants.

À travers les deux premiers romans, on voyage avec la planète sur bien des siècles de son histoire. De la fin d'un hiver à l'arrivée de l'été.

Brian Aldiss y traite de religion, de climat, d'histoire, de politique, de philosophie, d'anthropologie et dans une certaine mesure, de voyeurisme. La Terre, ayant repéré la planète, y a envoyé des personnes. Ils ont construit une station en orbite d'Helliconia et depuis ils enregistrent tout ce qui s'y passe et envoient les données vers la Terre. Helliconia est pour la planète bleue un show télé qui s'est passé mille ans plus tôt.

Si les livres sont assez prenants et qu'ils regorgent de détails, le tout est très longuet, jusqu'à en devenir ennuyeux par moment. Pour exemple, le prologue du Printemps d'Helliconia dure sur au moins 140 pages ; pour un prologue c'est plutôt surprenant (je me demande combien fera l'épilogue ^^,).

Si vous avez aimé Dune et que vous voulez partir à l'aventure de la vie et de la mort d'une civilisation, raconté de manière très précise et à échelle humaine, lancez-vous.


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Message posté le 10:01 - 11 mai 2016

Je confirme ton ressenti en tous points. J'ai trouvé la série super intéressante, mais parfois un peu longuette.

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Message posté le 11:32 - 17 sept. 2016



Cet été, j'ai vu au cinéma l'adaptation que j'ai beaucoup aimé. Une romance dramatique qui m'a fait pleurer à plusieurs reprises bien que chacun sache depuis le départ la fin... Quelques jours plus tard, mon amie, avec qui j'étais allée le voir, m’envoie un sms pour me dire que selon les dires, le roman est beaucoup mieux encore!

Rien d'étonnant me direz-vous, une adaptation peut difficilement être à la hauteur de tout ce qu'un roman peut permettre, notamment toutes ces pensées et sentiments qu'il est difficile de rendre visible !

Soit, j'ai téléchargé le roman mais les choses étant, je n'avais pas pris le temps de lire depuis plusieurs mois jusqu'à hier soir où j'étais de toute manière clouée au lit.
J'avais prévu de lire un chapitre ou deux puis dormir. Simplement histoire de me changer les idées.

Le prologue et le premier chapitre m'ont beaucoup déçu, je n'aimais pas du tout le style d'écriture qui m'empêchait de me plonger dans le roman. Mais j'ai poursuivi, étonnée qu'il y ait eu des éloges alors que l'écriture était vraiment étrange.
Ca ne dure pas, dès que l'histoire prend forme, le style devient fluide et on rentre dans l'histoire, on vit avec le personnage, avec ses émotions.
Bref pour finir, j'ai lu plus de 100 pages avant d'arrêter pour cause de vision vacillante...

Bon il faut savoir que 100 pages, ce n'est vraiment que le début de cette histoire douloureuse. Le roman traite du handicap et d'amour. Certes, l'amour entre les deux protagonistes, mais pas uniquement. Il y'a aussi l'amour de la famille, de l'entourage, qui est extrêmement difficile dans des situations de maladie/handicap grave.

Je lis avec une émotion particulière ce roman qui est très vraie, en ce qui me concerne, concernant l'approche du handicap. Je retrouve mes propres peurs et émotions à l'époque où j'ai été dans une situation similaire. Notamment les tentatives d'exclure tout l'entourage pour ne pas être ce boulet qu'ils traînent et doivent s'occuper. Et leur procure une infinie tristesse. La méchanceté dont on est alors capable. La colère contre tous et avant tous contre soi.

Bref j'ai hâte de poursuivre ma lecture ! Et cerise sur le gâteau, il y'a une suite.


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Message posté le 16:01 - 7 nov. 2016


Illustration de Bruno Wagner - Yayashin



J'ai lu un tas de bouquins depuis mon dernier post dans ce sujet, toutefois, je ne les traiterai pas par ordre chronologique. Je vais débuter par ma première lecture des livres achetés pendant les Utopiales : Le jeu des sabliers.

Écrit par Jean-Claude Dunyach et paru en 1987, le roman ne rentre pas aisément dans les sous-genres habituels (et en même temps, on s'en fiche un peu). Lors d'une conférence des Utopiales, j'entendais Alain Damasio parler de La Horde du Contrevent. Il expliquait qu'il aimait mélanger une technologie de pointe dans un domaine spécifique à une société restée à un niveau global antérieur, selon nos critères du XXIème siècle. Là, c'est le cas. Bien des mondes ont été colonisés, pourtant l'atmosphère qui se dégage du texte ne relève pas de la science-fiction.

L'histoire : Jern est un excellent jongleur, quoiqu'un peu mélancolique tant il passe de planète en planète pour ne se lier à personne et ne pas apprendre les cultures rencontrées. Un jour, son contrat auprès d'une troupe est racheté par un vieil homme. Celui-ci a recruté deux autres individus, mais pas n'importe lesquels. Chacun d'entre eux, le commanditaire compris, figure sur une carte de Tarot centenaire. Le vieux est catégorique : ils ont été choisis pour mener une quête qui les conduira à trois sabliers. Le périple va forcément connaître des embûches.

Le toulousain – qui a travaillé pour Airbus, tu le connais à travers la boîte, Lilith ? –, pour son premier roman, a peint de magnifiques tableaux par moment. La lune sculptée, l'animal-temple, les Paulhistes, les Lanceurs de Pierre. Mais outre de magnifiques descriptions, le texte se perd en restant trop observateurs, je trouve. Les personnages, ainsi que leur quête auraient mérité d'être plus développés. Sous couvert d'un personnage avare en informations, très peu d'explications concrètes sont fournies, il faut réellement attendre la toute fin.

Cela étant, ce fut une très bonne lecture. J'évoquais Damasio au début et il est vrai qu'on y retrouve cette ambiance d'aventure poético-philosophique.


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Message posté le 14:46 - 10 nov. 2016

Ah je suis contente que ce livre t'ai plu !

Oui je connais l'auteur par le boulot, on travaillait ensemble à Airbus et on s'est découvert comme ça :)

Je viens aussi de le finir et j'avoue que j'ai eu des sentiments mitigés sur Jern et son côté "observateur/passif" comme tu dis.

Pour moi c'est un personnage qui souhaite rester en retrait, qui se pose en témoin, sans agir sur le monde ou le moins possible. Mais je trouve qu'en fait, il est beaucoup plus vite acteur qu'il ne le réalise ou ne veut bien l'admettre. Il refuse de réfléchir et d'analyser sa situation comme pour se donner l'illusion qu'il a toujours le contrôle sur ce qu'il est. Mais au final, il change beaucoup dans le récit.
Je trouve aussi, que cette position d'impartialité qu'il adopte nous permet de mieux découvrir les autres personnages en leur donnant une autre dimension. Je pense forcément à la guerrière mais aussi à Dorian qui se révèle magnifiquement complexe jusqu'à la toute fin (c'est mon préféré de tous). En fait, le seul qui pèche un peu c'est Olym de mon point de vue. J'ai aimé voir Jern changé à l'insu de son plein gré ^^

Bref, je papote mais surtout je recommande :)


Please Little Girl be Brave.
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Message posté le 15:13 - 10 nov. 2016

Je suis d'accord avec toi : Olym est le moins intéressant. Ça doit venir du fait que le lecteur sait qu'il détient des informations capitales et qu'il passe son temps à les taire. Je trouve cette façon d'écrire un personnage trop facile (comme le passage : « j'endors les gens en parlant parce que je sais le faire »). Que Jern soit observateur n'est pas dérangeant ; d'ailleurs, et tu le soulignes, il évolue au fil de la quête ce qui est appréciable.

Par contre, j'ai trouvé que la quête manquait de tension, à aucun moment je ne me suis dit que peut-être ils allaient échouer. Les personnages eux-mêmes le disent à plusieurs reprises, hors cette pirouette scénaristique est galvaudée maintenant (tu me diras, ce n'était sûrement pas le cas en 1987).


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Message posté le 15:23 - 10 nov. 2016

C'est vrai tu as raison, les personnages se font surement la remarque que c'est trop facile et j'attendais plus de résistance de la part des gardiens qui surveillent le jeu. De ce côté là, j'étais un poil déçue.
Après, il me semble que c'était son tout premier roman non? Je pense qu'on ne peut pas éviter tous les écueils du premier coup.
Je te recommanderais Etoiles mourantes, co-écrit avec Ayerdhal qui est une pépite (mais un gros pavé aussi ^^ ).


Please Little Girl be Brave.
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Message posté le 18:49 - 7 janv. 2017



Illustration de couverture d'Aurélien Police


De Bradbury, je n'avais lu que les Chroniques martiennes. Pourtant, je savais que Fahrenheit 451 était un pilier de l'anticipation, au même titre qu'un 1984 par exemple (que j'ai lu depuis longtemps celui-ci). Aux Utopiales, je suis passé devant et je me suis dit que c'était l'occasion de combler ce « trou ».

J'ai englouti le bouquin plus rapidement que le temps requis pour lire cette phrase et dire « pompier ». La SF anglo-saxonne des années 40 à 60 a le don pour écrire de manière simple en allant à l'essentiel. Quoiqu'ici (la préface annonce que la nouvelle traduction de l'œuvre est plus proche de la VO, l'ancienne ayant eu tendance à revenir sur l'originalité des images employées) Ray se laisse aller à des ribambelles de figures de style toutes plus travaillées les unes que les autres.

Le personnage tient la route, l'univers développé encore plus et la fin est excellente (je craignais quelque chose de sombre à la Orwell mais ça va). Ce qui ne va pas être nécessairement le cas du livre suivant.





Illustration de couverture de Damien Venzi


Écrit par Guillaume Guéraud (présenté ainsi par la quatrième de couverture : « [...] désormais reconnu comme l'un des auteurs les plus stimulants et dérangeants de sa génération. » !!) et paru en 2007. La Brigade de l'œil se veut être un hommage à Fahrenheit 451. J'imagine le postulat de départ comme suit : dans Fahrenheit 451 les livres sont brûlés (spoil !) et la télévision sert à abrutir ; dans la Brigade les images sont brûlées et les livres servent à instruire.

En effet, dans le roman, sur l'île de Rush Island en 2017, est promulguée la loi Bradbury (subtil...) qui interdit les images de tous genres : photographies, dessins, tatouages, cinéma etc., et instaure la Brigade de l'œil, chargée de faire respectée ladite loi en brûlant les documents illicites et en crevant les yeux des contrevenants.

Le problème du roman, c'est qu'il en a trop. Le texte répète des fautes de typographie (pas de virgule avant le nom des personnages dans les dialogues et après les points de suspension, l'abus de cadratins pour donner un effet de style haché que je peine à comprendre), les deux personnages principaux masculins tombent chacun dans une romance bateau (et l'un de ceux-ci est un mauvais cliché de flic torturé : il est certes implacable mais il en a tellement vu au cours de ses années de travail qu'il se drogue, sauf que là la drogue n'a aucune conséquence sur sa vie quotidienne. C'est présenté comme une drogue dure interdite parce qu'elle est dangereuse, mais le gars en prend tous les soirs pour dormir et tout roule), la dictature instaurée par une révolution dont l'origine paraît alambiquée promeut la littérature à tout va (et sans rien censurer), toutes les images sont censées être interdites néanmoins la résistance semble n'avoir qu'en tête le cinéma. Même en vase clos, car à aucun moment il n'est fait mention du reste du monde, le système développé ne convainc pas. Il vire trop à l'eau de rose et semble être un bon moyen pour l'auteur de lister ses films préférés.

http://la-grammaire-de-forator.over-blog.fr/article-les-dialogues-amidonnes-de-l-ecrivain-derangeant-les-maladies-du-dialogue-de-roman-6e-partie-58587953.html La critique présente à ce lien est très intéressante (en plus Guillaume Guéraud répond dans les commentaires) et apporte un avis développé concernant l'abus d'incises de dialogue.


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