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Parlons livres

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5 nov. 2015 - 01:23




Quels sont les livres qui vous ont marqué ?

Quels sont les romans que vous ne pouvez vous empêcher de relire ?

Nous vous invitons dans ce sujet à décrire autant que vous le désirez vos romans – de tous genres – préférés.

Les aélissiens sont friands de lecture, mettez-leur l'eau à la bouche.


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Message posté le 12:35 - 7 nov. 2015

Un déménagement est une bonne occasion pour redécouvrir quelques livres qui prenaient la poussière sur les étagères.

Ce déménagement, j'ai retrouvé Le choeur des femmes de Martin Winckler. Un livre sans grande prétentieux, où l'on aborde un sujet qui m'importe particulièrement, le rapport entre le médecin et la femme patiente. L'idée est d'autant plus intéressante qu'elle est traitée en particulier dans les problématiques gynécologiques et avec un public peu privilégié.

On surfe sur les a priori et sur une éducation patriarcale poussée des médecins, le tout avec humour.

Bref ce livre m'a fait réfléchir à mon statut tout en m'offrant quelques bons fous rire !


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Message posté le 19:59 - 7 nov. 2015

Dernier livre lu en entier : Brainless de Jérôme Noirez, sur les conseils de Lilith.


"Jason, adolescent médiocre surnommé Brainless, habite Vermillion, petite ville du Dakota du Sud où la jeunesse s'ennuie. Tous les jours, Brainless se fait une injection de formol, pour ne pas pourrir.

Depuis qu'il est mort, étouffé par une ingestion massive de maïs, les deux hémisphères de son cerveau peinent à communiquer. Son estomac ne digère que de la viande crue. Il a cessé de dormir et de respirer.

En dehors de cela, son quotidien n'a pas beaucoup changé depuis qu'il est atteint du SCJH - le syndrome de coma homéostasique juvénile, une nouvelle maladie touchant les adolescents, de plus en plus répandue aux États- Unis - depuis qu'il est un zombie, autrement dit. Il lui arrive seulement, de temps à autres, de se deman­der quel goût a le cerveau humain. Mais parmi ses camarades de classe, certains ont des projets bien plus macabres."
J'ai été surprise de le trouver aux Utopiales dans le rayon adolescent, mais j'ai réalisé ensuite qu'il y avait sa place. Ce n'est pas un livre transcendant mais il a le mérite de faire sourire et d'offrir un divertissement inédit. Ce que je trouve dommage, c'est que globalement le livre n'a pas poussé ses idées originales assez loin. Il est bon ; il aurait pu être bien meilleur. Je crois que ce ton est un parti pris de l'auteur. Ça ne m'a pas empêchée de le dévorer en quelques jours. Oh, et puis note spéciale pour les éditions Électrogènes : ce papier, ces couvertures, cette tranche orange ! Miam !

Il m'a rappelée à plusieurs reprises La Nuit des Loosers Vivants, une comédie loufoque où trois gringalets du lycée deviennent zombies à cause d'une incantation foirée par des gothiques. Je me demande si l'auteur n'a pas délibérément inclus des passages similaires dans Brainless (:


Si Lilith-chérie passe par là : j'ai retrouvé le personnage auquel je te faisais penser, ça m'a beaucoup amusée pendant la lecture. Je ressemblais plus ou moins à ça au même âge. Tu me connais avant de me connaître, c'est dingue ^^


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Message posté le 20:05 - 7 nov. 2015

J'ai la même analyse que toi mon chou. Il est bien, il y a une super idée derrière mais elle n'est pas exploitée à fond et la fin est (trop vite) attendue. Je pense que l'auteur a voulu privilégier une forme d'humour à un contenu plus complexe, vu que du YA.

Pour moi le meilleur personnage reste le tien (oui pr moi c'est tellement toi dès le premières phrases qu'elle a dite que je ne peux plus vous dissocier :p) qui est le plus intéressant car le plus complexe à sa manière. En fait, elle mériterait presque sa propre histoire. Elle est toute en nuance et c'est le plus du livre. Vive le personnages secondaires!

Je suis contente qu'il t'ai quand même plu :) Je valide que la couverture est vraiment stylée! Et oui, je t'ai dit je sais tout de toi ^^
Connected :)


Please Little Girl be Brave.
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Message posté le 10:48 - 10 nov. 2015

Harmony de Project Itoh. Satoshi Itoh était un essayiste et romancier japonais mort bien trop jeune, et de mon point de vue, malgré la barrière de la traduction, l'un des meilleurs dans le domaine de la Science Fiction mêlée de philosophie.

A lire impérativement avec Genocidal Organ, The Empire of corpses et The indifference engine, en Anglais. Il est possible de voir quelques traductions françaises je pense désormais.

Bref, Harmony est un étonnant premier et dernier roman. La trame ? Dans un futur proche, des puces "Watch me" ont été implantées sur tous les individus. Ces puces d'assistance vous aident dans votre quotidien. La douleur et les souffrances disparaissent peu à peu de la société, et la mort n'est qu'une lointaine réalité presque invisible. Nous travaillons 1/3 de notre temps, nous aidons moralement notre prochain pendant un autre tiers et le dernier tiers est réservé à nos loisirs. Une société meilleure, pour un monde meilleur, dénué de tout problème par le consensus. Au cœur du Japon, l'héroïne, archétype du désir d'échapper à ce monde, enquête sur un groupe terroriste qui pirate ces puces et fait exploser en direct des individus. La question en suspend est : Pourquoi ?

Le noeud de ce roman n'est pas l'intrigue, mais bien le thème. Il évoque au travers d'un univers de science fiction, la problématique du libre arbitre, jusqu'à nier l'existence même de ce que nous appelons conscience. Je dirais qu'il est du même avis, nous ne sommes que des robots organiques et nos choix sont déterministes.

C'est un livre que j'ai dévoré du début à la fin.


Tr0n, Dieu, ou Sainte Catherine (parce qu'elle est so cute).
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Message posté le 18:13 - 9 déc. 2015


Illustration de Manchu



Actuellement je lis Le labyrinthe magique, quatrième tome du cycle du Fleuve de l'éternité, écrit par Philip José Farmer.

Le speech en deux-deux : Toute l'humanité depuis ses débuts – sauf les enfants qui sont décédés alors qu'ils avaient cinq ans ou moins – se réveille sur les berges d'un fleuve long de millions de kilomètres. Trente-six milliards d'humains – plus de lointains cousins comme des Néandertaliens et même un extraterrestre –, des millénaires de civilisations, de peuples, des milliers de langues et d'idiomes se mélangent sur cette planète démesurée ; certains vivent en paix, d'autres s'entretuent. Les morts réapparaissent au petit matin, déportés ailleurs. La vie, comme le fleuve, semble infinie.
Le courant va dans un sens et des rumeurs circulent déjà sur le fait qu'en amont, une tour est accessible à qui le remontra.

Le cycle dans lequel nous entraîne Philip Farmer est complexe mais bien traité. Religions, expériences divines, relations humaines, fatalité, figures historiques ; le tout repose sur des déroulements et intrigues classiques qui arrivent pourtant à renouveler le genre de la science-fiction – il ne faudra toutefois pas compter sur les téléfilms de 2003 et de 2010 adaptés des premiers romans pour renouveler le cinéma tant ils sont pauvres.

Le gros défaut que je soulèverai pour le moment c'est que deux des personnages principaux se ressemblent énormément. Farmer pouvait piocher allègrement parmi des milliards d'humains, il est regrettable d'avoir choisi deux figures presque identiques, ou tout du moins qu'il les ait abordé d'une manière similaire tandis qu'il pouvait apporté plus de richesses à son récit.


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Message posté le 19:26 - 27 janv. 2016


Couverture de leraf


Les connaisseurs de la SF old school télévisée se demanderont sûrement ce que fait la boule blanche de la série Le Prisonnier en couverture d'un roman de Bordage et ils auront raison. Dès la deuxième page du roman, l'auteur y fait référence, mais s'il reprend le concept de la boule mystérieuse, Pierre Bordage part sur quelque chose de totalement différent.

Une grosse boule apparaît dans la campagne française, puis des dizaines partout sur la planète, puis des centaines, des milliers ; toutes sont l'origine de disparitions d'enfants de moins de quatre ans. Que se passe-t-il alors ? Comment l'humanité et ses sociétés vont changer sur une trentaine d'années ? L'union fait la force mais n'est-il pas déjà trop tard ?

Le roman, long de plus de trois-cents pages et légèrement plus gros qu'un livre de poche, garde ses réponses jusqu'au dénouement. Le style est agréable, les ellipses permettent de suivre les personnages principaux dans le temps, leur apportant consistance et intérêt face à un évènement qui prend sans arrêt de l'ampleur.

Le choix des protagonistes mérite d'être évoqué également. Il s'agit là de mon premier Bordage donc je ne sais pas s'il l'a toujours fait ou sinon depuis quand il s'y est mis, mais leur construction (origines sociales, couleur de peau, etc.) sont loin des carcans traditionnels, ou tout du moins ceux des blockbusters et bestsellers. La diversité est la bienvenue, surtout lorsque les enjeux sont d'ordre planétaire.

Je relève pour ma part deux défauts principaux : parfois on s'ennuie un peu, l'œuvre est bien construite mais elle ne prend pas de risques ; et la fin quelque peu décevante à mon goût, du genre « ah ouais, tout ça pour ça. Thanks Obama* ».


____________

* c'est une blague qui circule sur internet, ça fait un moment que je voulais la placer quelque part, voilà chose faite. Je me sens libéré d'un poids immense. Merci.


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Message posté le 14:44 - 4 févr. 2016


Photo D. Ashley / Hoa-Qui / Zefa


Babylon Babies, ça sonne bien mais le roman est écrit en français, donc bon. Écrit par le grenoblois naturalisé canadien Maurice G. Dantec, publié en 1999, adapté au cinéma par Mathieu Kassovitz en 2008 (vous vous souvenez de Babylon A.D. avec Vin “Groot-Toretto-Riddick” Diesel ? et ben c'est tiré de ce bouquin). Contrairement à son pendant cinématographique, le roman tient la route. Il prend le temps de poser ses personnages, ses enjeux, son univers mystico-chamanico-cyberpunk (ouais, c'est possible), et d'imbriquer le tout en cinq-cents pages, en format digest.

D'abord un thriller où la maffia sibérienne fait ses affaires au Québec pour le compte d'une secte qui embauche des bikers, Babylon Babies glisse progressivement vers des implications scientifiques et philosophiques. La schizophrénie est abordée, tandis que l'« Übermensch » fera son trou petit à petit en restant abordable (sûrement parce que Dantec ne maîtrise pas le sujet, comme il ne maîtrise pas la signification du nombre d'Avogadro qui pour lui est le « nombre d'atomes dans l'univers », duuh).

Le livre lu, j'ai fait des recherches sur l'auteur (wikipédia quoi) et quelle fut ma surprise quand j'ai appris que Maurice Dantec avait viré extrême-droite, limite islamophobe (à peu près en même temps qu'il écrivait ce roman), et qu'il aimait bien Bush junior et Philippe de Villiers.

Babylon Babies possède une suite, écrite en 2012, Satellite Sisters, mais je n'ai pas trop envie de lui donner de l'argent. Ceci étant, ce fut une bonne lecture.


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Message posté le 11:12 - 9 févr. 2016

Si tu veux lire du Bordage, je te conseille quand même la trilogie des Guerriers du silence, qui a d'ailleurs reçu le prix Hugo. A lire aussi : Les fables de l’Humpur, pour son univers très particulier, le langage régressif de ses personnages, voire même ses belles histoires d'amour, ou quelques terribles repas.


Plus qu'ailleurs, ici.
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Message posté le 15:31 - 9 févr. 2016

Pour Bordage, je me suis rendu compte très tard que j'avais déjà lu des choses de lui, ne me souvenant que depuis très récemment des auteurs autant que des titres. J'avais lu, fin primaire début collège, le cycle "Wang". J'en garde de bons souvenirs.

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Message posté le 16:08 - 9 févr. 2016

Citation de Aligby :
Si tu veux lire du Bordage, je te conseille quand même la trilogie des Guerriers du silence, qui a d'ailleurs reçu le prix Hugo. A lire aussi : Les fables de l’Humpur, pour son univers très particulier, le langage régressif de ses personnages, voire même ses belles histoires d'amour, ou quelques terribles repas.


À moins de tomber sur la trilogie au complet dans une bouquinerie ou dans un marché aux puces/vide-greniers/trocantes, je ne m'attarderai par sur Bordage (je me méfie de ceux qui pondent un bouquin par an et j'ai déjà une liste de lecture longue comme le bras). Sinon, j'ai brièvement vérifié, et si les romans de cette série ont bien reçu des prix, aucun d'entre eux n'a obtenu le prix Hugo.


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Message posté le 17:49 - 9 févr. 2016

Citation de Chikoun :
Pour Bordage, je me suis rendu compte très tard que j'avais déjà lu des choses de lui, ne me souvenant que depuis très récemment des auteurs autant que des titres. J'avais lu, fin primaire début collège, le cycle "Wang". J'en garde de bons souvenirs.


Idem j'ai lu ces deux romans au collège. Je trouve d'ailleurs que Hunger Games est une belle repompe, la réflexion ontologique en moins, du cycle de Wang... les deux livres ne sont pas exempts de défauts mais demeurent bien meilleurs en tant que romans d'anticipation.


En train d'élever un griffon...
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Message posté le 10:40 - 10 févr. 2016

Citation de Mike001 :
Citation de Aligby :
Si tu veux lire du Bordage, je te conseille quand même la trilogie des Guerriers du silence, qui a d'ailleurs reçu le prix Hugo. A lire aussi : Les fables de l’Humpur, pour son univers très particulier, le langage régressif de ses personnages, voire même ses belles histoires d'amour, ou quelques terribles repas.


À moins de tomber sur la trilogie au complet dans une bouquinerie ou dans un marché aux puces/vide-greniers/trocantes, je ne m'attarderai par sur Bordage (je me méfie de ceux qui pondent un bouquin par an et j'ai déjà une liste de lecture longue comme le bras). Sinon, j'ai brièvement vérifié, et si les romans de cette série ont bien reçu des prix, aucun d'entre eux n'a obtenu le prix Hugo.


Ah oui, je sais plus d'où je sors cette idée. Ca fait des années, cela étant, que je l'ai lu. Disons que Bordage est très aléatoire : ça peut être très bien, comme ça peut être chiant.

Sinon je suis en train de lire Jonathan Strange et Mr Norrel de Susanna Clarke, et c'est un petit bijoux. J'essaierai d'en faire une présentation quand il sera fini (mais pas maintenant, il fait 1100 pages !).


Plus qu'ailleurs, ici.
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Message posté le 20:43 - 23 févr. 2016



Paru en 1981, La Nuit des enfants rois est vite devenu un best-seller. Et pour cause, la fiction de Bernard Lenteric se lit sans difficulté et on reste accroché jusqu'à la dernière page – même si j'ai trouvé que la conclusion était trop courte et que la résolution de l'histoire tenait en peu de choses.

Un génie informaticien repère sept enfants incroyablement intelligents et liés entre eux. Dix ans plus tard, il les réunit et l'appréhension qu'il ressent face à leur union a lieu d'être, car les Sept n'ont pas d'humanité. Tout n'est que façade et contrôle pour ces adolescents, or à mesure que l'on découvre leur monstruosité, celle de leur « mentor », Jimbo Farrar, transparaît elle aussi.

Il existe un film d'animation tiré du roman : The Prodigies, mais il prend une tournure fantastique – à base de pouvoirs et non plus d'intellect – éloignée du matériel originel qui m'a déplu.


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Message posté le 17:59 - 8 mars 2016

Ah ? Il faudrait que je lise ce livre, ayant vu "The prodigies" à sa sortie et ayant trouvé qu'il manquait quelque chose ou que ça en faisait trop. Un peu des deux.

Merci mike, je cherchais un livre.

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Message posté le 22:49 - 10 mars 2016

Il me semble que le prix Hugo est uniquement décerné à des auteurs nord-américains.

Babylon babies est pas trop mal, même si son auteur est effectivement connu pour virer à tribord. Je pense que je me laisserai tenter tôt ou tard par la Sirène Rouge. L'adaptation de Kassovitz aurait dû mieux coller au livre, mais s'agissant d'une production américaine, se sont les producteurs qui se chargent du montage. Je me souviens que le cinéaste avait péter un câble à la télé française après avoir vu le film qu'il ne reconnaissait pas du tout (bon, ça reste un film tout à fait acceptable, même si une bonne partie des sujets les plus intéressants sont passés à la trappe).




De mon côté, j'ai récemment lu Free for All, un livre de Selkys, plutôt connue pour être illustratrice/scénariste du webcomic War Hounds et faisant parti de l'asso/collectif Hiraeth (avec Silva entre autre).

Le bouquin publié par Hiraeth, est en fait la réunion de deux grosses nouvelles qui se situent dans le même univers sF, mais à des périodes différentes.

La première, Free for All, suit les péripéties d'un groupe de prisonniers de droits communs lâchés dans une jungle artificielle dans laquelle ils sont encouragée à s'entre-tuer jusqu'au dernier devant les caméras de télévisions pour remporter leur remise de peine.

Ca vous rappelle quelque chose ? Ouais, on est pas loin d'un Battle Royale ou d'un Hunger Games. C'est pas trop mal fichu, si on fait abstraction de l'impression de déjà-vu du pitch de départ. C'est peut-être un peu longuet par moment, mais les scènes d'actions sont relativement bien menées. Je regrette par contre que pas mal de coquilles soient passées à travers la relecture du manuscrit.

L'originalité de la nouvelle est que justement, jusqu'au dernier moment, le suspense est entretenu et que rien ne permet de savoir qui seront les derniers personnages à aller jusqu'au bout de cette guérilla. Le point de vue des producteurs, techniciens et réalisateurs (et même des stagiaires) de la chaîne de télévision, est d'ailleurs une bonne réussite, puisqu'il permet très régulièrement de prendre du recul et d'entrer dans une autre dimension de la trame.

Bien, mais pas ouf.


La seconde nouvelle, Ludwig, est par contre une tuerie. L'histoire se déroule une vingtaine d'années avant Free for All, alors qu'une guerre très violente éclate entre la Terre et ses colonies spatiales. On suit le sinistre périple d'un ado ronchon depuis les premières heures des attaques jusqu'à la fin du conflit. Et c'est excessivement bien senti.

Tout sonne juste dans ce récit de guerre. Le héros est tout d'abord offusqué de se voir contraint à quitter son confort bourgeois alors que sa mère militaire panique en recevant les premiers rapports téléphoniques de son père en poste sur une station orbitale. Très vite la situation dégénère sur la surface de la Terre, et la petite famille se met en route dans la campagne allemande, ravagée par les bombardements et les attaques des colons rebelles.

Le gamin, devra peu à peu accepter de faire face à ce monde qui part en couille et veiller sur sa petite soeur encore bébé.

L'itinéraire de ce gosse, la montée en puissance de la catastrophe est réellement poignante et résonne de trop prêt avec une certaine actualité géo-politique que l'on connait très bien.

J'ai presque envie de dire qu'on est à des années lumières de la première nouvelle par ce ton terriblement mature et réaliste.

Ludwig est donc une vraie pépite, d'autant plus qu'il parvient à donner un nouvel éclairage sur Free for All.



"J'ai une âme solitaire"
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