En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de services tiers pouvant installer des cookies. En savoir plus

Voir les sujets non lus
Marquer tous les sujets comme lus
Accéder aux archives

[Science fiction] Projet SIS

Haalysse, Lyconide, Mic

  • 121 sujets
  • 105 réponses

4 nov. 2015 - 22:03

Projet SIS est un récit en dehors des univers proposé par Ter Aelis. Il prend place dans le genre science fiction. Un aparté lui est dédié.

Résumé :

Des agents sont envoyés pour une mission sur une planète non agréee. Alors qu'ils se réveillent à l'approche de leur objectif, il découvre un intrus dans le vaisseau.


Les auteurs :

Béta Zaridjan est jouée par Haalysse
Rhipe Artemhed est jouée par Lyconide
Vance Claquetin est jouée par Mic

Couleurs des dialogues :

Béta Zaridjan : #FE642E
Rhipe Artemhed : #3399ff
Vance Claquetin : #AAFFAA


Compte utilisé par l'équipe rôliste.
  • 121 sujets
  • 105 réponses

Message posté le 16:07 - 15 nov. 2015

Haalysse a dit :

Le vaisseau venait d’arriver en vue de son objectif et le halo blanc discret que formait une sortie de l’hyperespace émerveilla une nouvelle fois Béta Zaridjan. Elle leva les yeux du tableau de bord et tourna la tête pour admirer les traces lumineuses qui commençaient à s’effacer doucement dans le sillage du dériveur.

Cela faisait maintenant plusieurs années qu’elle voyageait dans l’espace grâce à son emploi au sein de la guide SC, et elle avait donc d’ores et déjà de nombreux clichés de ce phénomène physique. Elle du tout de même se faire violence pour ne pas se lever et en prendre de nouveaux. Il lui semblait que son désir d’immortaliser ces formes et lumières hypnotisantes ne se tarirait jamais !

Sa collègue, Rhipe Artemhed, n’allait pas tarder à se réveiller : peut-être allait-elle pouvoir en faire un ou deux quand même ?

Béta ne connaissait pas cette jeune femme, mais elle lui avait paru plutôt austère et ce n’est pas en alternant les tours de repos depuis leur départ que Béta avait pu briser la glace entre elles.

Alors qu’elle pianotait sur  son  panneau de commande le rapport de trajet à la base, la jeune agente se demandait ce qui avait pu motiver les dirigeants de la SC à prendre quelqu’un d’aussi inexpérimenté pour une mission sur une planète non agréée ! Elle aurait préféré partir avec quelqu’un de plus expérimenté et dont elle connaissait les méthodes de travail.

Bon, de toutes les manières, on est parti et on en a pour 12 cycles, ça ne sert à rien de tergiverser dans le vide, je verrais bien ce qu’elle donne sur le terrain cette petite!


lyconide

Le sarcophage venait à peine de se vider de son liquide que la conscience de Rhipe émergeait déjà. Elle du subir le programme de séchage pendant que ses yeux s'habituaient à la lumière artificielle diffusée à travers le hublot. La sensation de nausée se dissipa très vite grâce à son programme d'entrainement subit sur terre. Une fois sur pied, elle se rendit compte que sa collègue était déjà levée. Béta photographiait l'espace d'un air béa.
On dirait qu'elle ne s'intéresse pas qu'au profit finalement. C'est une bonne chose.

Elle se demandait pourquoi la guilde avait choisit une simple commerciale pour un mission d'exploration planétaire. Même si la guilde était intéressé par la découverte de ressources rares, ce n'est pas dans ses compétences d'évaluer le potentiel de richesses naturelles d'une planète. Au fond, Rhipe espérait que leur destination soit inhabité. Celà lui faciliterait les choses et lui laisserait toute latitude pour ses expérimentations sur recherches sur les écosystèmes locaux. Béta semblait s'être aperçu de son réveil. Elle se dirigeait vers elle, s'efforçant d'afficher un sourire avenant. Avant qu'elle n'ait eu le temps de dire un mot, Rhipe demanda :

« Où est Riton ? »

Déstabilisée par cette question soudaine, Béta ne répondit pas. Elle se contenta de lui lancer un regard interrogateur. Sans doute s'interrogeait-elle sur sa santé mentale. La réponse vint avec une série de pépiements. Le Yum de Rhipe émergea péniblement d'un tas de couvertures disposé non loin du sarcophage de voyage de Rhipe. Il se dirigea d'un pas lent vers sa propriétaire et tendis une main désireuse de recevoir enfin quelque chose à se mettre sous la dent. Oubliant totalement la présence de sa collègue, Rhipe se dirigea vers son casier, à la recherche d'aliments pour animal de compagnie.


Haalysse

Tandis que Béta avait craquée et photographiait à nouveau l'espace qui s'étandait devant ses yeux rêveurs, sa collègue (Rhipa ? Rhipe ? Je ne m'en souviens jamais...) venait de se réveiller et de la rejoindre dans le cockpit :

« Où est Riton ? »

Hein ?

Béta s'était retournée pour l’accueillir, un peu honteuse d'avoir été prise en flagrant délit de béatitude, et elle ne comprenait pas sa question.
Quand elle vit l'animal inutile se diriger vers Rhipe, elle conclue que ce devait être son nom. Elle se souvenait de l’engueulade qu'elle avait eu avec son supérieur : comment pouvait-on autoriser un animal de compagnie à voyager avec elles vers une planète inconnue ? Et s'il transportait des germes fatales à une espèce local ? Et s'il était le prédateur ou la nourriture d'une espèce locale ? Il y avait déjà tellement de facteurs incontrôlables et potentiellement dangereux en atterrissant sur un territoire inconnu, ce n'était pas pour en ajouter !

Mais hélas, son supérieur avait maintenu son autorisation de voyage pour Riton !  Quel nom affreux en plus ! Heureusement que sa collègue était partie : elle ne pouvait pas voir la grimace de Béta quand elle pensa cela. D'ailleurs elle est où encore ? Il faut débriefer !

« Rhip...e ? Où êtes-vous ? Je vous attend dans le cockpit pour le débriefing... » dit-elle via le transmetteur du vaisseau, avec une voix claire et neutre qui ne laissait pas transparaître ses sentiments.

La jeune Rhipe Artemhed ne se montrant pas, Béta réutilisa le transmetteur :

« Huuum... Je réitère : je vous attends dans le cockpit pour le débriefing, merci de vous y rendre immédiatement. »


lyconide

« Rhip...e ? Où êtes-vous ? Je vous attend dans le cockpit pour le débriefing... »

Ce maudit paquet de Yuumiam était encore rangé au fond du casier. Le temps de mettre la main dessus, le pauvre Riton avait déjà péniblement parcouru la moitié des trois mètres qui le séparait de son "nid" de couverture. Rhipe se précipita sur son pauvre Yuum, un bol rempli de croquette à la main. Le métabolisme lent de l'animal pouvais lui permettre de jeuner un certain temps, mais un distributeur automatique était censé subvenir à ses besoin durant les trois cycles de voyage. Rhipe constata cependant que celui-ci était vide. le voyage aurait-il pris plus de temps que prévu ?

« Huuum... Je réitère : je vous attends dans le cockpit pour le débriefing, merci de vous y rendre immédiatement »

Rhipe parvint enfin à se focaliser sur autre chose que son animal de compagnie. La mission, la guilde, la nouvelle planète... Tout celà lui était complètement sortie de la tête ! Elle commença à rire d'elle-même, quand elle fut interrompu par un fracas venant du placard d'entretien. Faisant fi des règles de prudences, elle décida d'ouvrir la porte de la petite pièce de stockage. Elle fit un bond en arrière en hurlant quand un individu crasseux vint s'écrouler à ses pieds.


Mic

Surpris par la lumière soudaine, l'homme balbutia quelques grognements de surprise et une fois ses iris adaptés à la luminosité du couloir il commença à parler d'une voix grave et douce :

«Heu bonjour bonjour excusez moi de vous deranger en pleine promenade, ne faites pas attention à moi je ne fais que passer un court instant sur votre ... Heu ... vaisseau»

La barbe épaisse et la moustache tressée qui la surmontait n'avaient pas suffits à cacher le large sourire du voyageur à la vue de l'habitante de l'engin. Sentant que la situation commençait à devenir étrange il essaya d'engager la conversation en s'adressant à la jeune femme :

«Je sais que vous êtes en ce moment même en train de vous demander ce que je peux diable faire ici, voir même réfléchir à mille manieres de me rejeter dans le vide spatial, ce qui serait fâcheux pour ma propre personne étant donné qu'il ne me reste que peu d'oxygène et que ma combinaison commence à supporter de moins en moins les décompressions violentes ... Essayons de faire connaissance ? Ou allez vous avec ce vaisseau cargo qui ne me semble guère avoir été conçu pour le tourisme, et encore moins pour ramasser de la poussière de cosmos ?»


lyconide

Le cœur de Rhipe battit à tout rompre. Ce genre d'émotion n'était pas vraiment conseillé après le réveil d'un sommeil de trois cycles ! Elle entendait à peine ce que l'étrange individu déblatérait. Elle essaya de se concentrer pour reprendre son calme mais l'inconnu bavard ne lui en laissa pas le loisir. Elle le repoussa doucement dans son placard et referma la porte. Je dois gérer mes priorités. La fille m'attend et je ne dois pas la décevoir.

En fredonnant un air joyeux et en entortillant ses longs cheveux blancs autours de son index droit, elle entra dans le cockpit et annonça son arrivé d'un :

Je suis là. Il y a quelqu'un dans le placard.


Haalysse

Alors que Béta commençait réellement à s'impatienter, Rhipe arriva en chantonnant et dit :

« Je suis là. Il y a quelqu'un dans le placard. »

« Quelqu'un dans le placard? Qu'est-ce que vous me dites la ? Qui est-ce ? Que veux-t-il ? » Rhipe ne répondait pas à ses questions et la regardait le regard absent : « Et bien, vous ne dites rien ? Vous ne lui avez pas parlé du tout ? »

Béta compris enfin les résultats étranges du scan thermique de l'ensemble du vaisseau qu'elle avait fait à son réveil. Il lui avait semblé repérer une masse étrange mais n'y avait pas porté plus d'attention, son esprit se remettant encore de son sommeil artificiel.

«Bon, je vois qu'il ne reste plus qu'une chose à faire, allons-y, le pilotage manuel attendra. »

Elle restait tout de même atterrée de l'absence d'initiative de la jeune femme. Elle espérait que cette réaction était simplement due à son réveil récent.

« Vous m'y emmenez ? » demanda Béta en regardant sa collègue dans les yeux pour appuyer sa demande.


Mic

La porte du placard venait de lui être claquée au nez. Quelle malotrue ! Vance, car c'est ainsi qu'il aimait qu'on l'appelle, s'était attendu à tout sauf à ce qu'on le laisse moisir ici. Quel être humain normal laisserait un clandestin complètement inconnu sur son vaisseau, de cette façon ?

Il attendit quelques minutes, pensant qu'on daignerait bien le sortir de là sans qu'il ait à lui même forcer de nouveau la porte de ses hôtes.

Entendant que la jeune femme semblait revenir en parlant avec une autre voix féminine derrière la cloison, il décida de quitter cet endroit sordide.
Face aux deux femmes, dont une semblait plus vieille mais aussi plus assurée, Vance tendit sa main avec son grand sourire dont lui seul avait le secret, une sorte de mélange entre l'expression de joie béate et le rictus narquois :

« Bien le bonjour Madame ! Je suis Vance Claquetin, voyageur de l'espace, ménestrel cosmique à mes heures perdues et avant tout sans logis notoire ! J'espère que vous m'excuserez mais je me suis permis de monter à bord de votre bâtiment alors que vous passiez près de l'astéroïde où j'avais élu temporairement domicile. Au vu de votre matériel je me suis dit que vous n'étiez pas de simples touristes, et que le Grand Vide m'en soit témoin j'adore les rencontres exotiques !

Alors faisons connaissance ? »


lyconide

Rhype était en train de conduire sa comparse vers le parasite de l'espace lorsque celui-ci se présenta de lui même. À nouveau, il déblatéra un monologue qui mis instantanément ses organes auditif sur pause. Il faut quand même avouer que l'individu avait quelque chose de fascinant, même en dehors de l'incongruité de sa présence ici. Je n'ai jamais entendu parler de voyageur spatial faisant du vaisseau-stop clandestin sur un astéroïde. C'est amusant. Visiblement intéressée par sa longue moustache, elle ne pue résister à tripoter les longues tresses. Vance eu un léger frisson au contact de sa main. Surprise, Rhype laissa sa main en l'air en lançant un regard interrogatif vers Béta mais elle ne pu rien déchiffrer dans ses yeux. Avec un haussement d'épaule, Rhype parti récupérer son Yuum qui se traînait encore dans la cabine.

Quand elle revint vers les deux autres passagers, elle les surpris en pleine conversation sérieuse. Sans prendre la peine de les écouter, elle se permis de leur couper la parole.

Vance, je te présente Riton. Riton, voici Vance. Je l'aime bien Béta, il a l'air amusant. Est-ce qu'on peut le garder ?


Haalysse

« Alors faisons connaissance ? »

Béta avançait dans le couloir vers le placard ou Rhipe avait repéré l’intrus lorsque celui-ci s’était soudainement trouvé face à elles et avait débité son monologue introductif.

La jeune agente avait été si surprise par l’assurance du clandestin qu’elle n’avait pas réagi. Elle avait même dû retenir un sourire, tellement cet homme semblait l’amuser. Il s’agissait en effet d’être sérieuse. D’autant que lorsqu’elle vit sa collègue vouloir toucher la moustache de ce Vance, sans aucune retenue !, puis s’éloigner, l’air de rien, vers une destination que seule cette grande enfant percevait, Béta Zaridjan se dit qu’elle ne pourrait compter que sur elle-même.

Elle soupira en accompagnant du regard sa collègue qui s’éloignait puis se retourna vers le nouveau venu :
« Maintenant que nous sommes entre personnes raisonnables, discutons voulez- vous ?  »

Elle se pencha vers lui, comme si elle voulait lui donner une information capitale :
« Vous n’êtes pas sans savoir que depuis que l’ensemble des planètes fédérées ont signées la Clause de Solidarité Universelle nous n’avons pas le droit de vous déposer sur un astéroïde ou une planète abandonnés ou inhabités. Ce qui m’embête énormément, vous le comprenez bien. Je vais donc être dans l’obligation de vous emmener avec nous jusque TSC-3001, soit.  »

En prononçant ces derniers mots, Béta levait les yeux aux ciels. Elle paraissait réfléchir à la manière de contourner la CSU qui la forçait à ne pas abandonner un clandestin dans une situation de mort certaine. Béta ne voulait pas particulièrement se débarrasser de Vance, surtout qu’il lui paraissait tout à fait sympathique, mais elle ne voulait pas avoir à gérer deux marginaux. Elle avait déjà du mal à se cadrer et à accepter des responsabilités, ce n’était pas pour devenir la maman de deux individus qu’elle ne connaissait pas !

« Bon, c’est décidé, vous nous accompagnez. » Elle changea de ton : « Je voudrais maintenant savoir comment vous avez fait pour monter dans notre vaisseau. Il me semblait que nous étions équipés du vernier bouclier anti-hitchhiking, c’est bien étrange tout cela...  »

Tout en parlant, elle s’était approché de l’homme et amorçait un mouvement pour lui prendre le bras et se déplacer vers le cockpit, à l’image d’un couple d’amis discutant de la pluie et du beau temps.


Mic

« [...] Il me semblait que nous étions équipés du dernier bouclier anti-hitchhiking, c’est bien étrange tout cela...  »


Ah que cette CSU avait été une bonne chose pour les nomades dans son genre, la plus grande des avancées politiques de l'histoire de l'Humanité. Même si tous ne la respectaient pas encore, c'était déjà un frein en moins pour ses pérégrinations dans le vide interstellaire.
Au moins il n'avait pas été accueilli à coup de décharge électrique comme ça avait déjà été le cas, ou enfermé dans une capsule de secours ... A l'écoute du nom de la planète de destination des deux voyageuses il eut un petit sursaut à peine perceptible qui faillit lui effacer son sourire :

« Oh ! Vous allez sur TSC-3001 ? »

Il marqua une courte pause. Que dire ?
Il sentit que la femme hésitait, elle était plutôt belle avec ses cheveux noirs et courts, dommage qu'elle ait cet air si sérieux et insondable qui ne laissait transparaitre aucune émotion. Contrairement à la jeune fille qui était repartie aussi vite qu'elle avait pu l'accueillir dans le placard, pour effectuer on ne sait quelle action au loin.

Il s'était attendu à la question du hitchhiking, on la lui posait tout le temps quand il débarquait à l'improviste dans un nouveau vaisseau. Mais il n'allait pas dévoiler tous ses petits secrets d'artiste comme cela.
Elle venait de le prendre par le bras, quel accueil agréable vraiment !
Il se contenta d'éluder la question en une réponse évasive et loufoque comme il en avait l'habitude :

« Vous avez vu cette serviette ? On en fait des choses avec une serviette ! Il se trouve que quand je flaire une bonne destination et la potentialité d'un voyage agréable et enrichissant je me donne tous les moyens d'arriver à mon but.
Et quelque chose me dit qu'avec vous je ne risque pas d'être déçu ! Un grand merci de m'accueillir à bord de votre navire, je ne vous importunerais point. »


Il se sentait étrangement bien avec elle, sa longue escale sur l'ancien complexe minier de feue la Guilde des Exploitants l'avait habitué à la froideur de l'acier et au mutisme des roches éventrées. Sa solitude avait pris fin, il ne regrettait pour le moins de l'Univers sa décision d'avoir utilisé sa dernière réserve de propulseurs solides pour s'arracher à la faible gravité de l'astéroïde et aller à la rencontre de cet étrange vaisseau.

Un nouveau bruit derrière lui vint stopper subitement la divagation de sa pensée, c'était la jeune fille aux longs cheveux blancs qui revenait avec dans ses bras une étrange créature anthropoïde, quel drôle d'animal.

Sans leur laisser le temps de réagir, lui ou son interlocutrice, elle s'adressa à Vance :

« Vance, je te présente Riton. Riton, voici Vance. Je l'aime bien Béta, il a l'air amusant. Est-ce qu'on peut le garder ? »



Haalysse

Vance avait admirablement éludé ses demandes et Béta voulait le questionner plus en amont lorsque la jeune Rhipe revient vers eux accompagnée de son inutile animal qu'elle semblait pourtant apprécier.

« Oui Rhipe, on le garde. Mais là n'est pas la question, nous devons débriefer, allons dans le cockpit et prépare le dossier. »

Elle sentait déjà que le débriefing allait être chaotique et alors qu'elle réfléchissais au moyen d'optimiser la concentration de Rhipe, une sonnerie retentit : c'était l'heure du rapport.

« Allez Rhipe, je vous laisse la main ?»

Ce test lui permettra de savoir si sa collègue a les capacités de se montrer professionnelle ou non.


lyconide

« Allez Rhipe, je vous laisse la main ?»

Oubliant ses autres considération, Rhipe s'avança vers le petit bureau disposé dans la salle de briefing et en sorti un dossier très épais contenant ses recherches et théories sur ce que contient TSC-3001.

Au bout de dix longues minutes passées à remuer ses fiches, elle se décida enfin à prendre la parole d'une voix monotone :

« Alors si la guilde s'est intéressée à cette planète, c'est grâce à la découverte de carcédum. Les astrophysiciens du consortium terrestre ont en effet découvert que la densité particulière de cette exoplanète comparée aux mesures de radiations ne laissaient planer aucun doute quand à la présence de ce métal particulièrement recherché. En ce qui me concerne, ma présence ici liée à l'origine de ce métal. En effet, cas unique dans la nature, cette matière est produite par un végétal particulier, nommé phylicophyta carcédomia. Une présence aussi importante de carcédum nous laisse entrevoir deux hypothèses : la plante est impropre à la consommation des espèces locales et c'est peu à peu étendue à mesure que ses concurrentes se sont faites manger. La deuxième hypothèse est plus problématique : je suppose que la plante est cultivé par une population locale. Cela signifie qu'il faudra négocier avec les autochtones potentiels pour pouvoir extraire le carcédum. Enfin, ça sera ton affaire Béta, moi, ce qui m'intéresse c'est surtout les particularités de la plante. D'après mes estimations, ils s'y formerait un écosystème particulier qui aurait pour caractéristique de... Vous écoutez ou pas ?»


Haalysse

Béta avait observé Rhipe fouiller dans les documents qui leur avait été fourni en se disant que la tout juste diplômée qui se tenait sous ses yeux avait peut-être un semblant de professionnalisme en elle.

Quelle ne fut pas sa surprise quand elle entendit Rhipe débriefer sur la mission plutôt que d'envoyer le rapport demandé à la guilde ? La belle agente pensa lui couper la parole puis se ravisa. Elle se dirigea vers un tableau de bord envahi de boutons de commande et son attention se porta sur le nanocrypteur télégraphique.

Le message qu'elle envoyait à leur supérieur tout en écoutant sa collègue informait la SC de la bonne arrivée du  Wallach IX dans le secteur de TSC-3001. Elle signala aussi la présence de Vance à bord du vaisseau.

« Vous écoutez ou pas ?»

« oui Rhipe, je vous écoute. Je suis simplement en train de faire le travail que je viens de vous demander de faire... Vous pouvez continuer, le rapport vient d'être envoyé. »

Béta regarda ensuite Rhipe dans les yeux :

« Avez-vous lu le manuel qui vous a été remis lors de la signature de votre contrat ? Je pense qu'il va impérativement falloir qu'on fasse un point sur le travail qui nous est demandé.  »

« Et sans oreilles indiscrètes » ajouta-t-elle en regardant Vance.


Mic

"Et sans oreilles indiscrètes"

Vance resta stoïque quelques instant face à ce regard incisif qui venait de le percer, Béta lui faisait comprendre clairement par cette attitude qu'il n'était pas à sa place ici, et qu'elle s’apprêtait certainement à parler d'informations sensibles. Peu importe, il aimait le mystère mais il s'était trop bien engagé dans la situation pour simplement s'en aller maintenant.
Il prit un air un peu gêné et lança :

"Vous savez, si je vous dérange, je peux me mettre dans la pièce à côté, mais serez vous sûr que je ne vous espionne pas ou que je tente rien de fâcheux sur votre vaisseau ?
Bien entendu loin de moi cette idée, mais même chose de mon côté, comment puis je être sûr que vous n'ouvrirez pas un sas pour me rejeter comme un vulgaire déchet cosmique ?

Je sais que ma manière de me présenter à vous était un peu importune, mais faisons fi de cela ! Je suis certain que nous aurons des choses à nous apporter mutuellement"


Sur ces paroles, Vance sortit de la poche latérale de sa combinaison une sorte de petite lame en métal noir, irisée d'une multitude de nuances de vert et de bleu. L'objet avait une forme ovoïde, très fine, hérissée de petits pics à à sa base, dont un plus long semblait avoir été plié et rompu de force.

"Vous parliez de phylicophyta carcédomia il me semble non ?"



lyconide

Rhipe était mécontente de s’être fait couper la parole de la sorte pour de villes procédures administratives, mais elle avait suffisamment l’habitude des procéduriers pour laisser couler. Elle rangea soigneusement ses feuilles pendant que Béta s’adressait au parasite moustachu. Je sais qu’il a une barbe, mais j’adore sa moustache tressée. Je pense qu’il ne devrait garder qu’elle et débroussailler le reste. Absorbée par ses considérations, elle mit quelques secondes pour se rendre compte de l’objet qu’il venait de sortir de sa poche.

"Vous parliez de phylicophyta carcédomia il me semble non ?"

Prise de panique, elle sprinta vers son casier, en sortie une paire de gants matelassés et une trousse médicale. Faisant preuve d’une vivacité inattendue, elle planta une seringue dans le cou du malheureux voyageur qui s’écroula immédiatement. Elle saisit alors l’étrange plante et la glissa dans un sac hermétique. S’emparant d’un scalpel, elle s’appliqua à ouvrir une petite entaille au niveau des ganglions lymphatiques du cou puis, ne constatant rien d’anormal, elle poussa un soupir de soulagement, appliqua une petite dose de médigel sur la coupure et réveilla le malheureux d’une petite claque.

« Comment vous avez pu vous procurer un tel spécimen et comment se fait-il que vous ne soyez pas contaminé ? »


Haalysse

Béta n’avait pas apprécié le ton que Vance avait utilisé en refusant de laisser Rhipe et elle-même travailler. Elle n’avait pas apprécié non plus que Rhipe arrête son débriefing car elle doutait de réussir à lui demande de se concentrer à nouveau. Le regard d’incompréhension qu’elle lui avait lancé n’avait pas aidé.

Par contre, elle a été agréablement surprise par la réaction rapide, efficace et professionnelle de Rhipe lorsqu’elle vit le vagabond sortir une lame de phylicophyta carcédomia.

« Comment vous avez pu vous procurer un tel spécimen et comment se fait-il que vous ne soyez pas contaminé ? »

Béta se posait aussi la question, mais il lui semblait que Vance avait été sonné par les derniers évènements et il ne répondit pas tout de suite.

« Rhipe, nous allons le laisser reprendre ses esprits je pense. Par contre, je vous félicite pour votre vivacité d’esprit. Vous avez de bons réflexes.
Nous reprendrons nos questions d’organisation plus tard. Pour le moment tachons de savoir ce que cet être sait de phylicophyta carcédomia. »


Elle regardait à présent cet homme sous un autre œil et elle se disait qu’il pouvait être dangereux. Elle voulut donc garantir le bon déroulement de la mission et opta pour la solution la plus prudente : l’entraver dans ses mouvement. Elle s’approcha donc de Vance et se pencha pour le porter :

« Rhipe, vous m’aidez ? On va le transporter sur cette chaise, ici. »

Et elles le transportèrent à l’endroit voulu, pour l’attacher et l’écouter.


Mic

A peine avait il eu le temps de leur présenter la feuille, que Rhipe telle une furie avait bondit sur lui une seringue à la main. Sans qu'il ne puisse amorcer le moindre mouvement de recul ou de défense, il sentit la pointe en métal s'enfoncer dans la chair de son cou, son contenu pénétrant ses vaisseaux sanguins.
La scène vacilla, se brumât, il sentit le sol l'absorber, puis plus rien.

Un temps passa.

« Comment vous avez pu vous procurer un tel spécimen et comment se fait-il que vous ne soyez pas contaminé ? »

La lumière et les sons revenaient peu à peu, sa conscience recommençait à émerger, la première sensation qui lui vint était une brûlure au niveau des cervicales à laquelle se succédèrent différentes démangeaisons sur son flanc, sûrement dues à une chute.
Deux silhouettes apparurent dans son champ de vision, devant lui.
Une autre sensation étrange le parcourait, il voulu porter les mains à son crâne mais quelque chose l'en empêchait, contraignant ses membres, il ne pouvait plus bouger et était prisonnier de la chaise sur laquelle on l'avait attaché.

Il commença à grommeler à mesure qu'il reprenait le contrôle de ses cordes vocales.

« grmbl ... noo ... non mais c'est quoi ces manières ? Vous êtes malades ou quoi ? Ce n'est qu'une feuille ! Contaminé par quoi d'abord ? »

Il savait très bien de quoi elle voulait parler, il avait vu les vaisseaux automatisés du Conseil Universel de Santé pleins à craquer de contaminés lors de la grande épidémie sur la station de 14 Herculis, qui avaient emmené les malheureux on ne sait où. Mais il devrait garder cette expérience pour lui, qui sait comment réagiraient-elles encore ?

« Je vais très bien merci, vous pouvez me détacher maintenant. Cette position est assez inconfortable au demeurant et je préférais largement votre accueil de tout à l'heure. »

Lança t-il en direction de Béta. Puis son regard se tourna sur Rhipe :

« Comme je disais avant que vous ne m'asséniez ce coup, je pourrais vous être utile, je vais être franc avec vous, je connaissais votre destination et je ne vous veux aucun mal, bien au contraire. J'ai mes raisons de vouloir retourner ...  »

Il marqua une pause d'hésitation.

« ... enfin de vouloir aller sur cette planète. »


lyconide

« J'ai mes raisons de vouloir retourner ... enfin de vouloir aller sur cette planète. »

Les mots de Vance désarçonnèrent Rhipe, qui ne savait plus trop quoi penser. Pour l’heure, la plante était bien protégée et ne représentait plus de danger immédiat, de même que le passager clandestin, savamment ligoté par Béta. D’où tenait elle se savoir faire ? Les cordes étaient à peine serrées pour ne pas lui couper la circulation mais placées à des endroits lui interdisant tout mouvement. Soulagée, Rhipe s’assit en tailleur dans un coin de la pièce pour prendre le temps de faire le point, bientôt rejointe péniblement par Riton. Le pauvre animal était à bout de souffle d’avoir ainsi parcouru les quelques mètres du vaisseau pour retrouver sa maîtresse. Il était clair que Vance était plus que ce qu’il prétendait. Personne ne ressort indemne d’un contact direct avec une phylicophyta carcédomia. Les parasites qui y logent sont capable de contaminer le cerveau de leur victime en quelques heures. Mais Vance paraissait en pleine forte et, bien qu’assez agaçant et amusant, son esprit ne semblait nullement altéré. Il va falloir lui faire subir une analyse complète, mais ce vaisseau ne dispose pas du matériel nécessaire. S’il connait cette planète, cela veut dire que les phylicophyta carcédomia qui y poussent son saines ? Non, impossible, sinon le Carcédum ne s’y formerait pas… Ahlala, que cela est complexe !

« Bon, nous n’avons pas le choix »

Elle se releva, bien décidé à ne pas se laisser gâcher le plaisir d’étudier cette planète, son fidèle Yuum perché sur son épaule.

« Nous ne disposons que de deux doses de traitement. Nous allons devoir supposer que Vance possède un organisme résistant au parasite, même si cela me paraît improbable. Nous devrions les prendre tout de suite car il se pourrait que nous soyons déjà exposés. T’es ok Béta ? »


Haalysse

« T’es ok Béta ? »

Béta n'avait pas reçu de formation scientifique comme Rhipe et elle se rangeait donc à son jugement. Surtout que pour une fois, sa collègue avait plutôt l'air de maîtriser son sujet.

« Tu as raison Rhipe, prenons cet antidote que tu conseilles. »

Béta ne connaissait que ce qu'elle avait rapidement lue sur cette plante, mais elle avait eu droit à un appel très étrange d'un supérieur qu'elle n'avait encore jamais rencontré. Celui-ci l'avait informé du caractère politique et potentiellement dangereux de cette plante. Les autres guildes commerciales n'étaient par exemple pas prête à prendre le risque de l'étudier. Il lui avait donné des conseils à demi-mot, ainsi qu'un contact à retrouver sur la planète. Il semblerait que SC s'intéressait à cette plante depuis un certain temps et qu'ils se posaient la question de s'y atteler, officiellement cette fois, non sans se permettre de jeter Béta et Rhipe en pâture sur un sujet aussi épineux... Béta avait été particulièrement énervée de cet appel. La guilde espérait-elle que le tragique historique de phylicophyta carcédomia soit oublié ou avait-elle trouvé un moyen de neutraliser efficacement ses effets secondaires indésirables (au-delà de la solution particulièrement cher de Rhipe) ?

Béta voulait obtenir plus de réponse avant d'atterrir : quelle chance d'avoir sous la main un individu qui en savait plus qu'il ne laissait le croire !

« Pendant ce temps-là, si vous nous disiez ce que vous savez avant que nous atterrissions ? Vos aveux détermineront votre futur. » laissa entendre l'agente.


Mic

Vance encore légèrement sonné regarda, en cachant son amusement, les réaction de ses deux hôtes à sa dernière déclaration. Elles semblaient toutes deux intriguées par sa connaissance de la planète, peut être ne faudrait-il pas trop leur dévoiler de choses, ne serait-ce que pour leur propre sécurité et encore plus leur santé mentale.

Alors qu'elles venaient de s'injecter une solution d'antidote au creux du bras, la capitaine aux cheveux courts braqua à nouveau son regard perçant dans la direction du voyageur :

« Pendant ce temps-là, si vous nous disiez ce que vous savez avant que nous atterrissions ? Vos aveux détermineront votre futur. »

Elle s'obstinait, et il était clair que cette fois ci elle ne se contenterait pas d'une simple réponse évasive ou décalée.

« Bon, je vais être franc avec vous, et de toutes façons je crains malheureusement que ma situation ne m'en laisse pas vraiment le choix. Oui, je suis déjà allé sur TSC-3001, et y ai même séjourné plusieurs années terrestres.

Ce n'était pas vraiment par choix, au contraire, mon vaisseau a subit de nombreuses avaries pendant son voyage et la dernière lui a été fatale, nous étions à peine au quart de notre voyage que nous devions urgemment trouver un endroit où nous poser, sans quoi nous aurions fini comme dans les contes des derniers explorateurs de Bételgeuse la rouge perdus dans les immensités cosmiques. Ce qui fût une chance que nous ayons croisé cette planète, devint une malchance que nous ayons pu y survivre ... cette planète est le berceau de mille dangers, la vie y est une variable aussi changeante que le rythme de ses orages de pierre est rapide, croyez moi vous n'avez pas idée de ce dans quoi vous vous engagez. »


Sans attendre de nouvelle réaction il enchaina :

« Et là vous vous demandez sûrement pourquoi je tiens alors tant à y retourner, malgré le tableau sinistre que je vous peint ... sachez seulement que cette planète tient autant à ses hôtes qu'elle veux leur mort, je dois y retourner, je ne peux plus vivre sans elle, je suis elle, vous le deviendrez, car les mille dangers ne suffisent pas à masquer les milliers de millions de merveilles qui s'y cachent.

Les sirènes de l'espace existent, et vous vous dirigez vers l'une d'elle. »


lyconide

L'esprit de Rhipe commençait à s'embrouiller. Un effet secondaire de l'injection. Le produit n'en était plus à sa phase expérimentale, mais il n'était pas produit qu'en tout petit nombre par la guilde et le nombre de sujet de test avait été restreint. Le récit du cafard de l'espace n'était pas non plus étranger à son malaise. Elle s'était figuré que la mission allait être une tranquille exploration, avec potentiellement un prédateur ou deux, mais rien d'ingérable. Elle ne s'était pas du tout préparée à des conditions climatiques extrêmes. Il faut dire que personne n’avait réussit à récolter des données précises à ce sujet. Rétrospectivement, cela lui paru étrange. Elle avait été tellement absorbée par ses recherches, qu’elle ne s’était pas posée beaucoup de questions.

Vance paraissait fier de son effet et Rhipe se demandait s’il était vraiment sincère. Les richesses évoquées par le parasite ne pouvaient être du simple Carcédum. Certes, ce métal avait une valeur marchande immense, mais son exploitation était très complexe et risquée et il ne fallait pas moins que les moyens d’une guilde pour l’extraire. Son enthousiasme était en train de retomber. Déprimée, elle s’affalla sur le sol et tortilla ses doigts frénétiquement dans le pelage de Riton. Une fois de plus, ce qui se passait en dehors de son esprit échappait totalement à se perception. Une chose était certaine : Pas question de poser un orteil sur cette maudite planète.

Tandis qu’elle se lamentait sur son sort. Riton se dégagea mollement de son étreinte et se dirigea à pas lents, mais assurés, vers Béta. Très déterminé, il se percha sur son épaule et contempla Rhipe d’un air sévère. Pour Rhipe, le message était clair : pas question de se laisser décourager. Convaincu par l’argumentaire du petit animal, Rhipe, se leva d’un bond et, se tenant droite et fière devant Béta déclara :

« Peu importe les dangers, je pense qu’il faut accomplir notre mission. Réfléchissons à un plan d’action et essayons de raccourcir la durée de notre travail. Quand à toi la moustache (elle s'approcha très près son visage de celui de Vance et posa une main doucement sur sa joue), tu vas nous dire précisément ce que tu sais et comment atterrir sans détruire le vaisseau. Et si tu nous fais faux bond, je m'occuperais personnellement de toi » .


Haalysse

La tirade de Vance avait marqué Béta. Elle se demandait ce qui relevait du véridique ou de l'épique dans ses propos, mais les effets de la piqûre l’empêchait de se concentrer. Elle le regardait donc avec l'intérêt et les yeux vitreux d'une carpe avant de se détourner de lui lorsqu'elle remarqua que sa jeune collègue semblait mal en point. Elle allait s'approcher d'elle croyant que le produit qu'elles s'étaient injectées la rendait malade lorsque Rhipe se releva brutalement :

« Peu importe les dangers, je pense qu’il faut accomplir notre mission. Réfléchissons à un plan d’action et essayons de raccourcir la durée de notre travail. Quand à toi la moustache, tu vas nous dire précisément ce que tu sais et comment atterrir sans détruire le vaisseau. Et si tu nous fais faux bond, je m'occuperais personnellement de toi » .

Béta n'en revenait pas : Rhipe se permettait de prendre la main dans la discussion et de décider toute seule si la mission devait continuer ou non. L'agente et cheffe de mission se devait de reprendre la main.

« Rhipe ! Je ne vous permets pas de décider toute seule si la mission doit continuer ou non, cela ne relève pas de vos fonctions, vous n'avez pas toutes les clefs en main. Allez donc préparer nos affaires pour une éventuelle descente sur la planète - tout de suite Rhipe ! articula-t-elle, je vais continuer de discuter avec Vance pour savoir si oui ou non la mission continue. »

Béta allait enfin se retrouver seule avec Vance, ce qui lui permettrait de discuter plus calmement.

« Bon. Je vais vous décrocher, et vous allez me dire clairement - et sans envolées lyriques cette fois-ci, merci ! - quels sont les dangers que vous avez mentionné. Je veux surtout savoir combien de temps nous pourrions rester à la surface de cette planète, Rhipe et moi-même, sans se mettre en danger et pouvoir revenir sans encombre chez nous ! »

Béta commençait sérieusement à s'énerver intérieurement. Entre sa jeune amie qui ne savait pas garder sa place, et cet homme qui ne répondait jamais clairement aux questions, elle n'avait qu'une envie : leur foutre une bonne paire de baffe et passer à autre chose. Mais elle avait besoin des connaissances scientifiques et des capacités d'analyse de Rhipe et visiblement aussi des connaissances de ce vagabond horripilant malgré son apparence amusante.


Mic

Cette petite garce commençait à agacer Vance, et pourtant il en fallait pour commencer à égratigner sa patience légendaire. Enfin, légendaire, il aimait le faire croire mais ceux qui l'avaient déjà vu s'énerver n'auraient pas été si catégoriques.
Quoiqu'il en soit il n'aimait pas les manières de Rhipe, non pas qu'elle fut désagréable mais son éducation semblait encore à faire, et le lunatique paraissait souvent l'emporter sur le sympathique, dommage pensa Vance.

C'était certainement sa faute aussi, il avait du l'affoler avec son récit inquiétant et maintenant elle semblait dans tous ses états. Soudainement son visage se figea, l'appréhension avait dû la quitter aussi vite qu'elle était arrivée et elle avait maintenant une expression déterminée, sûre d'elle même, conquérante. Il était sidérant et tout aussi amusant pour Vance d'observer ces changements de comportement subits.

Elle s'était approchée et avait posé une main sur la barbe épaisse de sa joue, comment réagir dans une telle situation ? Ce dont il était sûr était qu'il n'allait pas rester longtemps dans cette position désavantageuse pour lui.

C'est alors que Béta qui semblait avoir senti la tension de la scène se mit à réprimander sa collègue, la congédiant du cockpit avec une fermeté bien dosée.
Une fois qu'ils furent seuls elle le détacha.

« [...] vous allez me dire clairement - et sans envolées lyriques cette fois-ci, merci ! - quels sont les dangers que vous avez mentionné. Je veux surtout savoir combien de temps nous pourrions rester à la surface de cette planète, Rhipe et moi-même, sans se mettre en danger et pouvoir revenir sans encombre chez nous ! »

Il se massa les poignets endoloris par les liens, maintenant libre il pouvait à nouveau être maitre de ses mouvements, il se concentra pour amorcer son récit :

« Vous savez, les envolées lyriques sont encore en deçà de ce que j'ai pu vivre sur cette planète. Vous vous mettez en danger à partir du moment où vous percez son atmosphère...

J'en ai vu des planètes, telluriques, gazeuses, liquides, mais celle ci est réellement singulière et défie toutes les conceptions préétablies des objets spatiaux que nous pouvons avoir. Tout ce que je vais vous dire est le fruit de mes observations, je n'ai que peux d'idées sur la réalité scientifique de la chose. Ce dont je suis sûr c'est que pratiquement toute la surface est couverte de végétation, et pour une raison que j'ignore le ciel est constamment occupé par d'énormes nuages noirs, qui déversent sur la surface à intervalle régulier des pluies de pierres. Et c'est là le premier danger : ces roches tombent si vite qu'elles percent ou écrasent tout ce qu'elles heurtent.

Vient la seconde singularité de cette planète, je ne sais pas si c'est dû aux pluies mais la végétation semble s'être adaptée à cette météo, toutes les plantes hautes ont une composition proche du métal, qui les rends résistantes aux chutes de roche mais aussi permet aux autres de se protéger sous leur structure.

Et c'est là qu'est le second danger de cette planète, la faune, majoritairement herbivore elle a développé sur pratiquement toutes les espèces des glandes qui leur permet de cracher un acide très puissant sur leur nourriture, mais aussi sur ce qu'elles déterminent comme étant un danger...

Je vous parlerais des autochtones, en attendant tout ce que vous avez à savoir c'est que si vous vous posez à la surface, surtout ne laissez jamais votre vaisseau à ciel ouvert, les arbres seront nécessairement plus solides que votre carlingue.

Vous avez besoin d'autre chose ? »


lyconide

Rhipe était furieuse. Comment un esprit aussi instruit, développé et entraîné que le sien pouvait-il se faire congédier par une espèce de parasite bureaucratique, tout ça pour une futile histoire de hiérarchie ! Espèce de sale vieille bonne femme ! Tout ça pour faire bonne figure devant l'autre là, Vane, Vlance, Mance ? Pour une raison inexplicable et à son grand désarrois, elle éprouvait une grande difficulté à retenir les noms propres, alors que sa mémoire était quasi-eidétique. Rien ne pouvait prouver l'efficacité réelle du bonhomme dans cette mission. Quant à sa « supérieur », elle semblait dépassée, et de toute évidence, elle n'avait pas les compétences, ni même la curiosité nécessaire pour apprécier la découverte d'un écosystème si opposé à tout ce que l'humanité avait connu jusqu'alors. Sur ce point, Rhipe avait toujours été extrêmement claire avec elle même. Si la guilde était motivée par l'exploitation d'un vulgaire métal précieux, elle était pour sa part bien décidée à découvrir tout ce que se nouveau monde recelait comme merveilles. Mais il apparaissait clairement maintenant que ses deux « camarades » de voyage ne lui laisseraient aucune liberté. Se dirigeant vers un compartiment reculé dans la soute, elle émit une série de sifflements étranges et patienta quelques minutes. Le secteur était plongé dans la semi-pénombre, seulement éclairé par les lampes de secours, ce qui n’empêcha pas Rhipe de voir émerger péniblement son Yum.

« Ah te voilà. » Elle prit délicatement son animal adoré, le percha sur son épaule gauche et lui offrit une petite friandise. « Tu viens avec moi. On quitte ce vaisseau. »

Elle tapa une série de code sur un clavier de commande. Une porte s'ouvrit et une silhouette humanoïde émergea de la petite cellule de confinement.

« Je le savait, déclara Rhipe avec un sourire, la guilde SC garde toujours une armure de voyage en cas de débarquement compliqué, je l'ai lu dans leur base de données. Ça sera suffisamment solide pour nous garder en sécurité, regarde : dix centimètres de céramite renforcé par plusieurs couches de plastacier. »

Elle effleura amoureusement la surface de l'armure, déclenchant involontairement l'alarme de secours du vaisseau. Affolé, Riton se blottit dans son cou en se cachant les oreille.

Et merde...


Haalysse

« Vous avez besoin d'autre chose ? »

« Et bien pour le moment vous ne me semblez pas très précis, mais je pense que je vais m'en contenter. Je vais devoir faire un amendement au rapport envoyé pour préciser la situation à la base. »

Perdue dans ses pensées, Béta ne se rendait pas compte qu'elle continuait son fil de réflexion à voix haute :

« Mais je suis tout de même curieuse de voir cette planète. Quelques chose ne tourne pas rond. Et il y a ce « Professeur » à rencontrer. Bon, je vais faire une sort... »

L'agente fut coupée dans sa phrase par l'alarme de secours du vaisseau. Tendue par les derniers événements, elle ne pu retenir un long et puissant soupir :

« Mais qu'est-ce que cette pauvre fille a encore fait ?! »

Béta zaridjan se dirigea vers le tableau de bord et repéra la source du problème : la salle de pré-sortie. là où l'on stocke les armures de voyage pensa-t-elle. Son sang ne fit qu'un tour, elle rougit et parla au travers du transmetteur du vaisseau :

« Rhipe Arthemed, je vous attends im-mé-di-a-te-ment dans le cockpit. Il ne me semble pas vous avoir demandé de faire une sortie sauvage et non préparée sur cette planète. S'il existe des protocoles et une hiérarchie, c'est pour des raisons de sé-cu-ri-té jeune femme ! Et vous n'êtes visiblement pas mûre pour faire une sortie de votre propre chef. Je désactive sur le champ votre badge, vous ne pourrez l'utiliser que sur les portes qui mènent au cockpit. Je verrai ensuite quoi faire de vous pendant ma sortie exploratrice en solitaire. »

Tout en monologuant, Béta tapotait devant elle pour désactiver le badge de Rhipe. Elle n'en avait pas forcément les droits, mais l'informatique ne lui avait jamais posé de problème.


Mic

Décidément cette petite ne tenait pas en place, Vance était toujours aussi amusé de voir quelqu'un perdre son sang froid, non pas par sadisme ou pour une quelconque satisfaction personnelle, mais plutôt car cela donnait souvent lieu à des situations inattendues, et l'inattendu commençait malheureusement à se faire rare dans sa longue vie de voyageur des étoiles.

« [...] Je verrai ensuite quoi faire de vous pendant ma sortie exploratrice en solitaire. »

A peine avait elle finit sa phrase que Vance fut prit d'une soudaine frayeur, il l'attrapa par la main avec ses doigts noueux et la tira légèrement vers lui :


« Attendez, attendez, comment ça en solitaire ? Vous ne croyez tout de même pas que j'ai risqué ma vie en m'incrustant sur votre bâtiment pour simplement vous regarder aller sur ma pl... heu cette planète ! Sans vouloir vous manquer de respect très chère je crains que vous ne surviviez bien longtemps à la surface sans le retour d'expérience d'un vieil aventurier ayant déjà éprouvé les dangers de ce monde ! »


Était-ce de la compassion vis à vis des maigres chances de réussite de l'expédition de cette femme ou bien son envie irrépressible de fouler à nouveau la terre jaunâtre qui le poussait à réagir aussi vivement ? Il n'en avait sincèrement aucune idée, seulement il devenait évident qu'il devait y retourner, et il ne laisserait rien ni personne l'en empêcher.


lyconide

«Je désactive sur le champ votre badge, vous ne pourrez l'utiliser que sur les portes qui mènent au cockpit. Je verrai ensuite quoi faire de vous pendant ma sortie exploratrice en solitaire. »

Rhipe était folle de rage. Comment pouvait-elle continuer à se faire traiter de la sorte ? Tout en bouillonnant, elle essaya de réfléchir. L'armure était là, toute prête, n'attendant plus qu'elle... Avant qu'elle n'ai le temps de prendre une décision, Riton bondit dans le cockpit de l'armure et écrasa son adorable petit poing sur le bouton de fermeture du casque.

« Non Riton, ne fait pas ça ! implora-t-elle »

Trop tard : l'animal se déplaça à une vitesse désormais vive vers le cockpit, forçant la malheureuse Rhipe à courir pour le suivre. Le yum défonça le casier de sa maîtresse avec ses énormes poings énergétiques, attrapa un plein sac de ses croquettes favorites et fonça à toute allure vers le cockpit. Rhipe le rejoignit rapidement, essoufflée et s'effondra sur une banquette.

« Qu'est-ce qui te prends tout à coup ? Tu crois que je ne suis déjà pas assez em... »

Avant que Rhipe ait pu finir sa phrase, Riton lui confisqua son badge, sortit de la pièce et verrouilla la porte, enfermant la malheureuse Rhipe. Le mystérieux animal continua sa route pour rejoindre Beta et Vance, força la porte qui le séparait d'eux à l'aide de la force que lui procurait son exosquelette, s'installa tranquillement dans un coin de la pièce, ouvrit son casque et dégusta tranquillement son paquet de croquettes.

De dépit, Rhipe tambourina à la porte du cockpit en pleurant à chaudes larmes. Une fois encore, tout le monde l'abandonnait.


Haalysse

A la fin des propos de son interlocuteur vagabond, Béta retira promptement sa main et s'éloigna de lui. Sa présence la troublait et elle ne savait pas sur quel pied danser avec lui. Si elle l'avait rencontré dans d'autres circonstances, elle aurait probablement apprécié son aspect loufoque, mais sa conscience professionnelle et sa méfiance l’empêchait de s'ouvrir à cet intrus. Elle allait répondre lorsqu'elle vit soudain le singe de Rhipe défoncer la porte du cockpit, s'y précipiter et s'asseoir dans un coin de la pièce pour déguster des croquettes. Dans sa main, elle remarqua qu'il tenait un badge. sûrement celui de son étourdie de maîtresse. Puis elle entendit des bruits étouffés venant d'une pièce à côté.

« Qu'est-ce que c'est que toute cette merde à la fin ? J'en peux plus moi.... »

Béta était tellement désespérée qu'elle ne contrôlait plus son langage.

« Bon, toi, le singe, Riton ?, file moi le badge de ta maitresse. » dit-elle en tendant la main vers lui.

Tout en avançant vers la pièce ou Rhipe était retenue prisonnière, elle parlait à Vance :

« Vous, vous bougez pas. Vous descendrez avec moi si vous y tenez, je n'ai pas la responsabilité de votre vie. »

Elle ouvrit alors la porte de la prison temporaire de sa jeune collègue.

« Il semblerait que votre animal de compagnie soit plus obéissant que vous. Venez, je vais vous montrer où se situe le post radio pour que nous ayons une lien constant pendant la première sortie. »

Rhipe, le regard à la fois désespéré et énervé, faisait mine de vouloir la couper et sa supérieure coupa son élan en élevant la main.

« Et ceci n'est pas négociable. Il s'agit juste d'avoir une vision réelle de la planète, plutôt que la reconstitution de nos écrans et de prélever des échantillons. D'ailleurs le matériel pour les prélèvement est derrière vous, prenez-les et suivez moi. »

Tout en discutant et expliquant à Rhipe son rôle, l'agente revient dans le cockpit.

« Et bien Vance, vous n'avez pas bougé ? Venez, allons nous préparer pour la sortie. Je pense que nous devons avoir une combinaison en plus pour vous. »


Mic

Vance avait senti l’hésitation de la capitaine pendant son discours, sa main fine frissonnante et ses yeux balayant la pièce de long en large. D’un geste brusque elle retira sa main et s’éloigna, comme pour le fuir, était-ce l’imagination prolixe du voyageur ou bien une réalité tangible mais il sentait qu’il y avait un petit quelque chose entre eux, une de ces choses qui arriverait même à faire douter le plus désabusé des vagabond. Cependant la situation ne semblait pas vraiment propice à se perdre en tergiversations sentimentales, son cœur était suffisamment encombré par l’idée de retourner sur cette planète pour qu’il n’ait pas à gérer en plus l’aura de cette femme. A peine eut il balayé cette idée de sa tête, qu’un bruit sourd retenti, la porte du cockpit s’ouvrit violemment, laissant passer la silhouette du singe de la petite névrosée.

« Qu'est-ce que c'est que toute cette merde à la fin ? J'en peux plus moi.... »

C’était la première fois depuis son arrivée qu’il entendait cette femme exprimer un signe d’impatience et de perte de sang-froid.

« Vous, vous bougez pas. Vous descendrez avec moi si vous y tenez, je n'ai pas la responsabilité de votre vie. »

« Pas d’inquiétudes, je ne bougerai pas. »

De toute façon, il avait besoin d’un peu de temps pour faire le point sur la situation, ce petit intermède ne pouvait être que bienvenu. Il avait réussi après tant d’années à retrouver le courage de revenir sur la planète, cela faisait si longtemps qu’il attendait cette occasion qu’il ne l’espérait plus. Et pourtant il était là sur ce vaisseau qui faisait route vers elle, en charmante compagnie et apparemment avec tout l’équipement haute technologie qui leur serait nécessaire pour affronter les furies de l’astre, et la matérielle pour s’assurer de la coopération des autochtones. Restait maintenant à faire en sorte que l’équipe mette le pied à la surface en toute connaissance de cause pour éviter une mort prématurée ou une désillusion violente. Ce rôle d’intrus indispensable dans l’expédition lui allait si bien, cela lui rappelait sa folle jeunesse dans les forces de résistance sur Proxima-VI, quand il avait fallu organiser  l’exode à travers la jungle, pour fuir les forces de Clay le Despote. Ah le bon vieux temps, qui le  croirait maintenant en voyant son corps vieilli et son visage creusé par les années.

« Et bien Vance, vous n'avez pas bougé ? Venez, allons nous préparer pour la sortie. Je pense que nous devons avoir une combinaison en plus pour vous. »

Il exhiba son plus beau sourire pour exprimer son contentement, bien qu’il soit partiellement masqué par sa moustache :

« Ah, merci de me prendre avec vous, vous n’imaginez pas mon excitation à l’idée de poser à nouveau mes semelles là-bas. Et pas d’inquiétudes, si vous prenez mes mises en garde au sérieux une fois que nous serons posés il ne devrait rien nous arriver de trop fâcheux.
Tout ce qu’il y a à savoir pour  le moment, c’est qu’en aucun cas il ne faudra traverser un nuage durant notre descente, jamais. »


Compte utilisé par l'équipe rôliste.
  • 121 sujets
  • 105 réponses

Message posté le 16:07 - 15 nov. 2015

lyconide

Bien installé dans le fauteuil de la « cage à poule » qui servait de pièce radio, Rhipe ruminait sa déconfiture. La scientifique si douée était reléguée à un poste de subalterne juste pour avoir fait preuve d'initiative. La froideur de son hautaine supérieure hiérarchique était déjà suffisamment pénible à supporter, mais la voir s'accoquiner avec le parasite au point de partir en mission sans elle était insupportable. Et pour couronner le tout, même son animal de compagnie adoré la trahissait ! Comment un simple yum pouvait-il être aussi entreprenant ? Il avait du se passer quelque chose d'étrange durant le voyage. Elle se souvint alors qu'il était réveillé avant et bien remis de son état de sommeil artificiel. Avec l'esprit embrumé, elle n'y avait prêté aucune attention, mais à bien y réfléchir, ce n'était pas normal. Était-ce un coup de Vlance ? Tout était possible. Pour ne pas se rajouter des ennuies supplémentaire, elle décida de chasser cette pensée et de se concentrer sur la tâche affreusement simple que Berta lui avait assigné.

« Contact radio. Essaie essaie. Est-ce que vous me recevez ? »

Son casque audio s'envola dans les airs, la privant de la réponse attendue. Affolée par cette anomalie physique, Rhipe se retourna pour se retrouver face à un Riton souriant, pour autant qu'un primate pouvait sourire. La surprise passée, elle l'accueillit d'une moue boudeuse et lui tourna le dos, bien décidé à lui faire comprendre son mécontentement. Mais Riton lui tapota l'épaule, bien décidé à ne pas se laisser ignorer. Ses petites mains à l'intérieur du casque de l'armure tenaient un petit carnet et un stylo. Il fit une série de geste savant qui ne laissaient planer aucun doute : Riton avait l'intention de participer à l'expédition et de rapporter des notes. Retrouvant son sourire, Rhipe lui offrit une petite friandise qu'il attrapa avec un cris strident de satisfaction avant de quitter la pièce pour de nouvelles aventures.


Compte utilisé par l'équipe rôliste.
  • 60 sujets
  • 410 réponses

Message posté le 12:40 - 17 nov. 2015

« [...], c’est qu’en aucun cas il ne faudra traverser un nuage durant notre descente, jamais. »

Pendant que Béta et Vance se dirigeaient vers le sas de sortie pour enfiler leur combinaisons, l'intrus n’arrêtait pas de parler, de soit disant se montrer reconnaissant, tout en démontrant nettement son utilité.

« Oui, oui. »

Il agaçait Béta. Fortement. Mais elle n'avait pas trop le choix de supporter sa présence.

« Tenez, mettez-ça. Et en silence. »

Alors qu'ils se changeaient, Béta ne pu s’empêcher de remarquer un début de tatouage sur le dos du vagabond. Hélas, il sembla sentir son regard et se tourna rapidement pour être face à elle et qu'elle ne puisse voir son dos. Elle pensait y avoir distinguer une ou deux tentacules ou lianes. Mais rien de suffisamment précis. Cela l'intrigua.

Une fois habillés et le fonctionnement des combinaisons vérifié de A à Z, Béta ouvrit le SAS. Elle eu un moment d'appréhension et d’excitation. Comme à chaque fois qu'elle s’apprête à poser le pied sur une nouvelle destination. Elle prit une longue inspiration, et c'est le sourire au lèvres qu'elle foula la terre ferme. Face à l'agente, un désert de sable semblait s'étendre à perte de vue, une brune métallisée soulignant les très rares aspérités qu'elle percevait. Au loin, sur sa droite, elle distingua une forme rocheuse s’élever très haut dans le ciel. Et en face d'elle, semblait se dessiner une forêt. Les arbres de cette forêt doivent être géant pour que je les distingue d'aussi loin ! pensa-t-elle alors. Elle baissa ensuite les yeux, et crut déceler les traces d'une ancienne piste. Elle avait été formée pour découvrir toute trace de vie intelligente sur une nouvelle planète et voulut s'en assurer. Elle contourna alors le petit buisson qui se tenait devant elle pour aller observer cette piste d'un peu plus près. Les prélèvement de Rhipe peuvent bien attendre 5 minutes.

« Contact radio. Essaie essaie. Est-ce que vous me recevez ? »

Béta arrêta son mouvement pour répondre à sa jeune collègue.

« Ici Béta, je vous reçois 5 sur 5 Rhipe, me recevez-vous ? »

« ... »

« Rhipe ? Me recevez-vous ? »

« ... »

« Je répète : Rhipe Arthemed, me recevez-vous ? »


I must not fear. Fear is the mind-killer. Fear is the little-death that brings total obliteration. I will face my fear. I will permit it to pass [...] through me. And [then] only I will remain.
  • 29 sujets
  • 180 réponses

Message posté le 10:48 - 20 nov. 2015

« Tenez, mettez-ça. Et en silence. »

Décidément, cette femme était sèche, très sèche. Vance n'avait pourtant pas l'impression d'être si cabotin que cela, il s'était sûrement attiré le mépris de cette commandante de vaisseau par le simple fait de s'être légèrement imposé dans son expédition. Mais en même temps, se rendait-elle compte que sans lui elle serait déjà morte à l'heure actuelle ? Il ne vient pas nécessairement à l'esprit lors d'une descente atmosphérique d'éviter les nuages, surtout quand ceux ci recouvrent 90% de la surface et que les contourner demande de paramétrer minutieusement son ordinateur de vol. Peu importe, l'important était qu'ils s'étaient posés sans problème.

Il prit la combinaison qu'elle lui tendait et commença à se déshabiller pour l'enfiler. Ces combinaison étaient bien faites, tapissées à l'intérieur de fibres synthétiques pour réguler la température corporelle et blindées à l'extérieur par une multitude de plaques en métal argenté, sûrement pour réfléchir les rayonnement et offrir une protection physique minimum. On avait fait du progrès depuis les premières combinaisons personnelles autonomes qu'il avait pu connaitre dans sa jeunesse. Il sentit dans son dos qu'il était observé avec attention par sa compagnonne, elle allait voir sa marque, il s'empressa de se retourner pour éviter de trop lui dévoiler son histoire qui dorénavant était gravée partout sur son corps. Peut être auraient ils un jour l'occasion d'en discuter plus simplement, sans qu'elle ne se fasse de fausses idées.

Une fois habillés ils sortirent du sas, à l'air libre. Cet air si pur, à l'odeur métallisée lui avait tellement manqué et lui rappela immédiatement tous les amours qu'il avait pu éprouver sur cette planète fantasmagorique, il était de retour, enfin.

« Contact radio. Essai essai. Est-ce que vous me recevez ? »

L'autre devait se sentir bien seule là haut, seule dans le vaisseau à 400km de là. La réponse de Béta fut immédiate, la réception était parfaite, puis elle attendit, mais plus aucune réaction ne parvint à nouveau : que se passait il sur le vaisseau ?


Ma petite galerie graphique
  • 60 sujets
  • 410 réponses

Message posté le 13:03 - 4 mars 2016

« Qu'est ce qu'elle peut encore faire comme bétise ? »

Le mauvais pressentiment que Béta avait commencé à ressentir en voyant la bêtise de sa camarade n'avait cessée de croitre, à un point où elle se déresponsabilisa mentalement de Rhipe et décida de continuer l'exploration de la planète. Leurs filtres avaient suffisamment d'autonomie, ce qui rassurait Béta bien que Rhipe avait clairement mesuré un peu plus tôt que l'air était respirable, sauf lorsque le vent se déchainait et portait des particules de métal particulièrement fines et dangereuses à haute concentration.

L'agente se tourna alors vers Vance :

« Prenons cette piste et avancons un peu, je veux voir où elle mène. » dit-elle en la montrant du doigt.

« A moins que vous en ayez une idée ? »

Laissant à Vance le soin de répondre au vide, elle se désintéressa de lui et de son choix de la suivre ou non et se dirigea d'un pas énergique vers la piste, sans se retourner vers le vaisseau. Sa curiosité avait pris le pas sur un quelconque devoir envers une compagnie qui lui avait assignée une collègue incapable et qu'il l'envoyait visiblement vers une mission suicide. Elle n'avait pas plus confiance en Vance et espérait qu'il ne la suivrait pas. Elle serait plus tranquille seule.


I must not fear. Fear is the mind-killer. Fear is the little-death that brings total obliteration. I will face my fear. I will permit it to pass [...] through me. And [then] only I will remain.
  • 29 sujets
  • 180 réponses

Message posté le 21:23 - 13 mars 2016

« A moins que vous en ayez une idée ? »

« Au risque de vous irriter d'un nouvelle contradiction, je ne suis pas vraiment sûr que suivre cette piste soit le choix le plus avisé que vous puissiez faire car voyez vous ... »

Il était clair qu'elle ne l'écoutait pas, elle avait déjà tourné les talons et s'engageait promptement sur la ligne creusée dans le sable, dont le vent avait commencé à en effacer les limites. Il fallait absolument que Vance trouve un argument convaincant pour l'en éloigner, il en allait de leur survie à tous les deux mais il savait que quoiqu'il dise elle ne l'écouterait sûrement pas. Car il était évident que cette ligne dans le sable était caractéristique du passage à grande allure de l'aileron dorsal d'un Sküdj. Des images éparses de son ancienne vie sur cette planète lui revenaient à présent, des connaissances de cet environnement qui s'étaient perdue avec les années s'illuminaient à nouveau dans les parties profondes de sa mémoire.

« Madame, Commandant ! S'il vous plait écoutez moi ! Nous courrons un grand danger ! Vous ne devriez pas partir par là ! »

Il s'était mis à hurler de toutes ses forces, espérant et désespérant que le son émanant de son larynx vieilli parvienne aux oreilles de l'exploratrice.

Au vu de l'état de la trace, il n'avaient que quelques heures terrestres devant eux avant le passage probable du reste de la meute.


Ma petite galerie graphique
^