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1 déc. 2015 - 16:17




L'Équilibriste



L’Équilibriste volait


L’Équilibriste volait dépassé par les vents dépecé par le temps égayant sa vie de pics en pis souriant aux beautés du monde dans un masque d'effroi revêtant sans cesse un voile de froid défiant les abîmes par lesquelles il jonglait marchant de fil en fil de vide en vie L’Équilibriste volait voilé démasqué par le vent il avance recule se fend comme un danseur fou tournoie de mots en maux un fil se rompt laissant choir L’Équilibriste

Volait.



*



Potestas


Souffle âpre d'une journée nauséeuse, il sommeille l'ennui. S'esquivant peu à peu, croassant un vague vibrato entre deux claquement de paupières, il s'emmêle ; il se fond, gluant sous ses doigts qui s'accrochent, qui griffent un reste de conscience, une réalité huileuse qui semble emplir ses bronches de viscosités. Les draps gourds le collent à sa peau décharnée. Il se perd. Il attend. Et peu importe que vous désiriez lui venir en aide, que vous soyez pris d'une envie de le distraire ou bien de l'écouter. Peu importe, en réalité. Il s'enfonce, seul et avec envie, dans les méandres malléables de son vice dont chaque particule d'air respirable est l'excuse dolosive.



*



Sa peau plastique


L'ongle claque et
Clique sa parole griffe et offre lentement son esprit aux limites de sa conscience virtuelle L’Équilibriste se lève se crève s'efface derrière le bruissement de ses doigts qui dansent au son du plastique résidu sur sa peau d'une longue nuit distendue en brouillard de ses pensées L’Équilibriste se rêvait immortel musicien des clics de son envie frémissante s'envolait la chair au plaisir libre de laper sous ses ongles le son déchiré de sa peau plastique L’Équilibriste rêvait sa peau
Plastique amniotique
Rêvait.



*



Danse les ponts


Petit à tâtons L’Équilibriste dansait les ponts
Denses les tons aux sons colorés s'éparpillant les peurs en un œil entre-ouvert sur un espace envieux L’Équilibriste curieux virevoltait le renouveau du vibrion matinal explosant en tous ses sens la marche désordonnée des êtres qui pied après pierre respirent le ciel oublié L’Équilibriste rencontre et renaît l'élégance des pas perdus dans une multitude solitaire sous les regards d'une brise ensoleillée.



*



Plie moi


Plie moi à ta volupté décore mon corps de tes volontés L’Équilibriste naîtra papier plié par le vent portant ton chant il ploie sous tes courbes frémissant de lèvres en fumée son cœur court ton cou déployant force caresses et légèretés il flotte entre deux fous plissant sa volonté il chancelle L’Équilibriste vacillant d'envies en vices protégé par ton corps enlacé par ses sens il danse la vie reposant en ton sein.



*



L’Équilibriste les mots


D'espoir épinglé en falsifications des âme-danses, cristallines éparses ; les ongles râteaux lambeaux de peaux et poils drus. Souvenirs d'une recherche d'ensemble, un duo potentiel en gémissements majeurs d'une symbiose amorphologique. Le son décors, désormais lointain, en arrière plan de la marche de deux. Tes craintes malicieuses, tes phobies agoriques. Négation occulte. Tout éclat de.... Le silence. Omniprésence banale d'une vie-soeur, à la fois indésirable et nécessaire, malgré l'absence. La récurrente attirance pour le rejet. Avec attention, L’Équilibriste les mots.



*



Fenêtre sur nuit


Brise par la fenêtre d'une nuit parfumée, ses pas s'accrochent au silence de la tuile fumante d'une journée d'été ; le cœur en instants s'attarde sur les détails d'une mousse, d'une pousse grisonnante entre deux lueurs, d'un reflet sur l'ombre d'un œil. Point d'espace incohérent, où se mêlent et s'entrecharment douceur des battements d'espoir d'un train, lumière crue des étoiles de rue. Le souffle de ses pas vibre, imperceptible sur sa peau. Contraint, il épouse la solitude aigre-douce d'un homme en contrebas. De toits en tuiles il danse, au pas, rythme de velours sur entrechats les souffrances d'une femme abandonnée. Un diamant verse sur la tuile, seuls au clair de lune résonnent ses pas, il est déjà loin ; l'équilibre ne s'attarde pas.



*



Parmi les lois


La mécanique implacable d’un balancier se tordait entre deux pieds deux masses immuables en mouvement perpétuel gravitant tour à tour L’Équilibriste d’un poids à l’autre conservait en une danse méticuleuse la grâce de ceux qui vivent par l’élégance des pas perdus fondant d’une pointe sur l’exactitude qui aurait permis d’infléchir l’espoir et l’espace des chaires qui s’écrasent sans bruit sous les planches suspendues du temps qui vibrionne les corps les velours défendus en équilibre d’une note de bois aux saveurs entendues L’Équilibriste goûtait virevoltant parmi les lois.



*



Lambeaux d'un tigre


L'Équilibriste écartèle les murs aux assauts de sa voix explose son carcan lapidaire jaillit hors de lui par dessus le sol dans une pièce seuls contre le bitume qui s'effritait à chaque cri de celui qui L'Équilibriste duel face à lui même grondait déchire et retombera lambeaux d'un tigre de cuir et de chair deviendra soie après la rage et ses pluies de mots propulsés à la force du poing ultra-violence L'Équilibriste rouge-espoir éviscère et caresse du foie la bile aux lèvres sans pouvoir toutefois
L'Équilibriste à bout de course ses petits poings serrés par l'impuissance et la futilité laisse retomber ses épaules et les battements de son cœur se réfugiant vide et brisé à la chaleur d'une âme assez belle pour l'avoir fait vaciller.



*



L’Équilibriste la glose


L’Équilibriste la glose pendue aux lèvres se perdait entre les sons non-sens de son palais de verbiages élégants emplissait l’espace l’attente écartait la bouche comme son coeur écartèle au silence la peur et l’absence se faisant chaleur sourde contre ses tempes la folie douce d’une obsession qui vrillait sa langue à ne plus savoir à ne plus valoir le temps passé L’Équilibriste perdu colore l’ennui comble sa vie glisse le soir vers la torpeur l’écho-miroir le rassure de sa propre présence L’Équilibriste l’existence comme seul espoir.



*



L'Équilibriste les Parques


L'Équilibriste s'acoquine sublime le masque sombre dans l'abîme et glisse entre ses efforts l'explosif glauque des écarts d'une conduite légère sur son fil étiolé aux aléas indécents L'Équilibriste rafistole et s'égare électrique onirisme piétinant une réalité découpée la mesure a cessé L'Équilibriste les pas lourds martèle le mutisme comme nouveau paradigme du chemin de sa danse tourne boule tourne encore tourne toujours tourne la mort ficelle translucide lorsque l'effort d'avancer ne se fait plus que par la chute L'Équilibriste les Parques entremêlées.



*



Les âmes grinçantes de ses amitiés


Dans un espace réduit à sa chute dédié L'Équilibriste pulse violacé contre les parois une vibration sourde et puissante il danse il craque il violente les yeux écarquillés derrière ses paupières expose sa surface aux âpres aspérités d'une pensée d'obsession L'Équilibriste s'étend se répand étouffe sous le désir brûlant des frictions alors par cycle il se rétracte se focalise à la solitude soudain il se

manque
et agrippe toutes celles qui à sa portée l'empêchent de tomber avec grâce les âmes grinçantes de ses amitié sous ses doigts apeurés ses griffes acérées il blesse il aime il cogne il désire à nouveau la boucle reprend son esprit et embarque le souffle court d'âmes en dames il sautille s'éparpille à la félicité d'une compagne le voyage le calme peu à peu à la prochaine crise au prochain manque L'Équilibriste leur peau sous les ongles.



*



L'homme à l'âme kaléidoscope


L’Équilibriste multicolore décore l'existence de notes blanches déposées au détour de ses danses de ses mots aux silences tombés là et sa bulle funambule et s'épanche d'une ligne à l'étrange hystérie symphonique d'un violet malicieux L’Équilibriste se retrouve aux méandres d'une rencontre s’extasie des ébats d'un ivoire et d'un gris d'entrechat il pétille ses noires tendues éparpille les regards entendus à la traîne des délices en partage L'Équilibriste éclatant en spectacle le rire et la vie par les verres empruntés à une poète qui rêvait là L'Équilibriste de l'homme à l'âme kaléidoscope en hommage.



*



L'harmonie des mots inférieurs


L'Équilibriste funambulait les sons d'une corde sous son poids sa plume destinée à ployer vibrait entre deux airs le corps balançant de fils en filles en aiguilles il s'envola laissant l'équilibre tanguer le temps suspendu au rythme effréné des sauts de cordes aux sens tendus L'Équilibriste devint danseur fou poète en exercice jonglant jusqu'à se laisser choir l'harmonie des mots inférieurs.

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Message posté le 16:02 - 20 déc. 2015


Même s'ils appellent toujours des avis, comme toutes les œuvres, pourquoi ne pas les passer en bibliothèques ? Comme tu l'as dit, ils sont finis en l'état.


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