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Le bout du monde

Octobre fantastique

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10 nov. 2015 - 23:37



À toi, mon amie.


La grisaille dans son dos éclairait la commissure de ses lèvres. Aucun sourire sous ses yeux blancs. Des plaques de taule défraîchies au bitume fumant sous les gouttes épaisses de l'orage, tout semblait se ternir et contraster la stature du géant sans regard. Le bout du monde où l'univers se divise, entre rails oubliés et frissons d'agonie de l'acier à la dérive du vent. L'air de la gare perdue était chargé. Le lieu lui avait toujours semblé vivre sa propre histoire, comme si Schlang n'était là que pour entendre son récit. Un dialogue de métal hurlant, de lumières erratiques, de crissements érotiques. Presque. Avec le temps.

Sa main énorme poussa la porte du conteneur qui lui servait d'espace vital. Le grincement caractéristique du retour à la maison. Ses épaules se détendirent imperceptiblement. Son corps lourd s'affala dans un décor bigarré. Des objets entassés, en souvenir ou par défaut. Tout cela formait une sorte de collection dont il ne pouvait que ressentir l'existence morceau par morceau en souvenirs diffus - faute de l'englober d'une vision d'ensemble. Il toucha distraitement les lignes d'une main osseuse qu'il avait récupérée quelques mois plus tôt. Ses trouvailles avaient formé un réseau de mémoire, une sorte de plan à échelle réduite du complexe. Tout se trouvait là, à portée de bras, tissant autour de Schlang un cocon d'univers soigneusement agencé.

Mais ce soir, comme souvent, n'avait rien donné ; Schlang avait sondé de longues heures les vibrations du dédale. Assis sur le rebord d'un antique château d'eau, le temps glissant sur sa peau rêche, l'activité du bout du monde lui était parvenu en multitude. Un mélange sanguin de ferraille et de vent charriant les grondements de la taule qui se courbe. Tout cela dissimulait aux êtres inattentifs la véritable nature du lieu. Une métropole de pattes et de monstres de rouille, dont le géant recensait à chaque instant la topographie, qu'il avait appris à apprivoiser, à dissocier les uns des autres. Et pourtant il n'avait plus repéré aucune trace de ses pas depuis longtemps.

Il se tenait le dos droit dans son siège au cuir défoncé. Dans l'attente, les doigts crispés sur le squelette de son vieux meuble, d'une vibration infime qui ne venait pas.



La mâchoire se brisa en un craquement sonore. Le même hurlement dont les variations retentissaient depuis de longues minutes - d'effroi, de haine et maintenant de douleur âcre. Étouffé derrière un voile. Un seul et même long déchirement de l'âme qui se termina entre la poigne de Schlang et les parois ondulées d'un vide ordures industriel. La peau tenta de conserver son enveloppe initiale ; la chair, l'ivoire et la langue pendante adoptèrent les reliefs de la machine, propulsées contre les limites de sa perception.

Dans l'esprit de Schlang se diffusait un plaisir sourd ; l'extase de ses mains rendues visqueuses fouillant sa trouvaille, caressant sa peau, que le contact par transfert rendait un peu moins froide, à la recherche d'un souvenir à conserver. Déjà il était parti, gardant avec lui la marque du passeur.



Il pouvait sentir son cœur battre, à nouveau. Sous les hautes poutres métalliques qui se balançaient comme des échos de lunes, Schlang s'étira. Ses mains glissaient dans leur chute vers ses flancs sur l'âpre mur de béton. Il ressentait chacun de ses pas ; elle n'était plus très loin maintenant. Elle était revenue et il l'avait reconnue dès le retour de ses vibrations caractéristiques.

Il resta un long moment encore à attendre, à observer le silence de ses arrêts, ses foulées entre deux obstacles enjambés. Elle était légère, et quiconque autre que lui ne l'aurait sans doute jamais repérée, perdue dans la foule des sensations qui lui parvenaient depuis chaque fibre. Ce soir, le bout du monde n’hébergeait qu'une seule âme errante : malgré la finesse de ses traces, Schlang la percevait à la perfection. Il était sorti presque par habitude, plusieurs jours s'étant écoulés depuis la venue de sa dernière trouvaille. Et voilà qu'au détour d'un hasard elle refaisait surface.

Il prit une inspiration lente et profonde, avalant au passage une goulée de particules métalliques. De ses poumons se répandit une chaleur insidieuse et brutale. Le géant se mit soudain en branle.



Schlang s'effondra sur sa chaise. Le bout du monde n'avait attiré personne, ce soir. Engoncé entre les plis du temps, il se passait parfois de longs moments avant qu'un rêveur n'arrête ses déambulations au milieu du cri des rails et des portes monumentales. Les plis du temps, c'est ainsi qu'il se figurait l'espace qui se rétrécit et accélère, un pic de vitalité toujours aussi court, de l'ordre de quelques instants. Sur le haut du pli, entre deux attentes à la durée insondable depuis la crête : le bout du monde.

Ses trouvailles amoncelées demeuraient les seules marques de ces moments. Sur sa toile, un nouveau point à chaque pli. Une chaleur, une forme, une texture différente ; à chaque visite erratique sur les crêtes du géant sans regard qui sommeille. Et au milieu du réseau de mémoire, une seule constante. Une seule forme à l'essence changeante, en permanence, qui avait appris à le connaître, à l'apprivoiser. Qu'il ne se résignait pas à figer sur une seule crête.



Ce soir, il la laissait se reposer dans son univers. Là où les rêveurs ne trouvaient de repos que leur place dans sa collection. Là où les plis du temps faisaient bouillir ses veines un si court instant. Elle, satisfaite de sa présence menaçante, se reposait. Et d'une certaine manière il s'en contentait. Sa respiration imperceptible épousant les lentes allées et venues du temps avait conduit Schlang jusqu'à elle ; encore une fois. Il la sentait tout près, apaisée comme si elle voyait en lui une sorte de protecteur face aux monstrueuses grues et grincements de la gare perdue. Cela lui était pour le moins... étranger. Lui qui n'avait jamais protégé que la gare perdue et ses trésors.

Et pourtant, les battements de son cœur à travers les résidus d'acier s'étaient accélérés, dès son arrivée, déformant l'air autour d'elle en une série de compressions paniquées. Mais elle ne s'était pas enfuie, pas cette fois-ci. Elle demeurait là, accroupie sur une taule froide, vulnérable et intouchable.

Alors qu'il s'éloignait, le géant sans regard sentit les vibrations changer ; une chaleur diffuse, entre les poutres métalliques, les faisait grincer d'une façon nouvelle.



Un.

La porte poussa un long cri plaintif de gonds déchirés par la rouille et l'attente. Dans les méandres vides du complexe, les bruits semblaient animer les choses d'une volonté malveillante. Les rêveurs, quant à eux, auraient eu bien tort de ne pas les voir ainsi. Chaque mur, chaque caisse, chaque labyrinthe de voies sans issue pouvait à tout instant se transformer, laisser s'échapper de l'ombre le géant sans regard.

Deux.

Ses bottes claquaient sur le béton mouillé par la pluie incessante, envahissant le réseau de galeries et de corridors. Il sentait, au loin, la respiration hachée d'un rêveur que la peur gagnait. Un peu plus, à chaque pas, à l'écho lointain. La résonance dans sa poitrine des foulées de plus en plus rapides du passeur.

Trois.

Les poutres défilaient, de plus en plus vite, instinctivement, de tournant en passage. Schlang s'engouffrait dans chaque recoin de son esprit, aperçu au bout d'un couloir, le souffle rauque de l'autre côté d'une taule. Dans la course, les hurlements du vent et d'un homme qui fuit la terreur. Une silhouette noire aux grands yeux blancs. L'odeur sanguine du cuir usé, si proche, trop proche, et son souffle derrière son oreille. Débusqué. Mortifié. Figé à la crête du temps. Une main énorme enserré sur le cœur. Littéralement.

Quatre.



Le cœur dans la paume, elle avait poussé la porte avec une crainte mêlée d'excitation. Elle frémit. Elle avait accueilli cette trouvaille avec plaisir, une certaine gratitude teintée d'angoisse. Un message ? L'organe encore chaud annonçait un délire tout neuf, macabre comme elle savait les aimer. Le maître des lieux ne l'avait jamais déçue et faisait de chacune de ses venues une nouvelle aventure.

Elle avait entendu les lourds battants se rouvrir derrière elle, le montant geindre et annoncer l'entrée du passeur de rêves. Le jeu de la peur. Que pouvait bien lui réserver cette fois le géant sans regard au bout du monde ?



Ancienne version :

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Message posté le 14:35 - 11 nov. 2015

goûtes (gouttes ?)

Un dialogue de métal hurlant => J'aime beaucoup cette image

J'ai apprécié ce texte sans trop saisir l'idée globale. J'ai une idée diffuse de colosse (qui m'a évoqué le Géant de Fer de Brad Bird) meurtrier qui protège une âme perdue dans une ville située dans les Limbes, une sorte de gare de passage avant la mort. Je vais le relire à tête reposée pour m'en faire une meilleur idée mais l'image que j'ai est proche de Limbo : un monde en nuance de gris voire en noir et blanc où les âmes passent.

Je complèterais ça après relecture.

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Message posté le 21:34 - 11 nov. 2015


Ce qui m'a sauté aux yeux à la première lecture, c'est la façon dont ce texte se perd entre la poésie et la prose. Il ressort de cet entre-deux branlant, lourd et presque ampoulé. Il y a beaucoup, beaucoup d'adjectifs (ex : long cri plaintif de gonds déchirés par la rouille et l'attente) qui donnent certes des détails d'ambiance non négligeables (le texte tire une grande force de ses images), mais un dosage des effets lui serait bénéfique. Métaphoriquement, ça ressemble à un échafaudage inquiétant qui cache sous lui de belles petites pierres. Parce qu'il faut le dire aussi cash : il a de très beaux passages.

C'est un fort beau cadeau d'anniversaire. Les clins d’œil sont nombreux envers mon univers, en tout cas c'est comme ça que je l'ai pris. Ne serait-ce que l'image du géant qui fait peur à la fille. L'ambiance très claustrophobique, étouffante. Le bout du monde. J'adore ce titre.

Mais en tant que texte brut, on va le malmener pour qu'il devienne terrible. Je te l'ai dit hier : il pourrait être excellent avec un bon petit polissage. Alors c'est parti. Remarques générales en priorité.


L'idée des plis du temps est séduisante, je pourrais sans mal l'associer avec mes propres conceptions du phénomène. J'ai adoré ce qui s'en dégageait, mais les deux paragraphes qui sont dédiés à sa manifestation, à son explication plutôt, me paraissent maladroits. Je sais que tu avais eu un certain mal à les écrire aussi pendant une soirée cosmo, on pourra y réfléchir ensemble à l'occasion :

Schlang s'effondra sur sa chaise. Le bout du monde n'avait attiré personne, ce soir. Engoncé entre les plis du temps, il se passait parfois de longs moments avant qu'un rêveur n'arrête ses déambulations au milieu du cri des grues et des portes monumentales. Les plis du temps, c'est ainsi qu'il se figurait l'espace qui se rétrécit et accélère, un pic de vitalité toujours aussi court, de l'ordre de quelques instants. Sur le haut du pli, entre deux attentes à la durée insondable depuis la crête : le bout du monde.

Ses trouvailles amoncelées demeuraient les seules marques de ces moments. Sur sa toile, un nouveau point à chaque pli. Une chaleur, une forme, une texture différente ; à chaque visite erratique sur les crêtes du géant sans regard qui sommeille. Et au milieu du réseau de mémoire, une seule constante. Une seule forme à l'essence changeante, en permanence, qui avait appris à le connaître, à l'apprivoiser. Qu'il ne se résignait pas à figer sur une seule crête.

Je trouve qu'il y a trop de virgules mal placées qui coupent le souffle de lecture. C'est là où la confusion avec la poésie est la plus forte, on sent qu'il y a un rythme qui cherche à prendre le pouvoir. Souvent il fonctionne avec le reste, mais parfois un peu moins. Exemples (à replacer dans leur contexte) :

Ses épaules se détendirent, imperceptiblement.
Ses mains glissaient, dans leur chute vers ses flancs, sur l'âpre mur de béton.
Elle, satisfaite de sa présence menaçante, se reposait. Et il s'en contentait, d'une certaine manière. Sa respiration imperceptible, épousant les lentes allées et venues du temps, avait conduit Schlang jusqu'à elle ; encore une fois.
Il sentait, au loin, la respiration hachée d'un rêveur que la peur gagnait. Un peu plus, à chaque pas, à l'écho lointain.

Trois phrases qui m'ont parues bancales :

Et pourtant, parmi les autres il n'avait plus repéré aucune trace de ses pas depuis longtemps.
Dans les méandres vides du complexe, chaque bruit semblait animer l'objet dont il surgissait d'une volonté malveillante.
Tout cela formait une sorte de collection dont il ne pouvait que ressentir l'existence morceau par morceau, avec chaque fois le souvenir diffus de la présence du précédent - faute de l'englober d'une vision d'ensemble

Images difficiles à se représenter :

La grisaille dans son dos éclairait la commissure de ses lèvres.
La peau tenta de conserver son enveloppe initiale ; la chair, l'ivoire et la langue pendante adoptèrent les reliefs, propulsées contre les limites de sa perception.

Le dernier paragraphe :

Le cœur dans la paume, elle avait poussé la porte avec une crainte mêlée d'excitation. Elle l'avait entendu se rouvrir derrière elle, le montant geindre et annoncer l'entrée du géant sans regard. Le jeu de la peur. Que pouvait bien lui réserver cette fois le géant sans regard au bout du monde ?
Je ne comprends pas techniquement ce qui se passe. C'est elle qui a le cœur dans la paume alors que c'est lui qui a tué ? Ça mérite un éclaircissement. Géant sans regard est répété deux fois, il faut une alternative.


Pour finir, des remarques plus techniques :



Merci encore pour ce beau cadeau.



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Message posté le 22:25 - 11 nov. 2015



La grisaille dans son dos éclairait la commissure de ses lèvres. Aucun sourire sous ses yeux blancs. Des plaques de taule défraîchies au bitume fumant sous les goûtes épaisses de l'orage, tout semblait se ternir et contraster la stature du géant sans regard.


Un mélange sanguin de ferraille et de vent charriant les grondements de la taule qui se courbe.

Elle demeurait là, accroupie sur une taule froide, vulnérable et intouchable.




Schlang s'engouffrait dans chaque recoin de son esprit, aperçu au bout d'un couloir, le souffle rauque de l'autre côté d'une taule.



J'avoue n'avoir pas tout saisi non plus. Du coup, j'ai même du mal à définir ce qui ne va pas. Je sais que j'ai aimé les mots, mais je n'ai pas réussi à rentrer dans une histoire. Je suis perdue.

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Message posté le 13:17 - 13 nov. 2015

Merci pour vos commentaires ! J'ai pris note. J'ai corrigé en fonction, quand ça me semblait pertinent (la plupart du temps), j'y ai tout du moins réfléchi longuement pour le reste.

Tout n'est pas encore parfait. Je n'ai pas retravaillé encore les "plis du temps". J'ai rajouté quelques éléments à la fin, je la comprenais en effet trop bien parce que je savais, du savoir de l'auteur. J'espère juste que ca n'oriente pas trop sur une seule version de la fin. Je ne crois pas, je crois que ca laisse relativement ouvert l'interprétation encore. À vous de me dire.

Je n'ai retravaillé les virgules qu'aux endroits où tu me les avais indiquées D.A., tu penses que c'est un problème ailleurs ?
Je n'ai pas encore non plus retravaillé les adjectifs. Il va me falloir encore quelques relectures pour cela.


En tous cas, merci pour vos retours et merci d'avoir lu (:

D'ailleurs, Erli, tu as mis le doigt sur une interprétation possible. Est ce que tu as encore le même sentiment avec la "nouvelle" fin ? J'espère que ca ne la dérange pas trop, en tous cas.


PS : la nouvelle version est, avec l'ancienne, sur le premier post

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Message posté le 11:42 - 8 janv. 2016

Tu as juste retouché les virgules ? (Dans mes souvenirs, j'avais cité tout ce qui m'avait paru bizarre mais j'ai pu en oublier.) Je le relirai ce soir, c'est un texte qui se lit la nuit.

S'il est encore là j'en conclue que tu n'es pas encore très sûr de lui ?


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Message posté le 13:14 - 8 janv. 2016

Tout à fait, je n'ai pas fini de le changer. Il reste cette histoire des plis du temps. Il restait cette fin dont j'attendais tes retours. Deux trois détails sinon, mais grosso modo c'est ce qu'il reste.

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Message posté le 21:13 - 16 janv. 2016

Avec pas mal de retard, j'ai enfin lu le texte.

Je le trouve "joli", mais à vrai dire, je crois que je suis passé loin de "l'histoire". Je n'ai pas pu m'accrocher à la trame scénaristique, ne sachant vraiment pas comment appréhender les personnages.

L'ambiance entre éléments visuels très concrets (le métal, la rouille, la poussière...) et visions vaporeuses (ce filtre onirique), m'a donné une sensation de malaise. Mais pas dans le sens où j'aime les atmosphères glauques ou fantastiques. Non, quelque chose de dérangeant dans la lecture globale.

En fait, je crois surtout que je n'ai pas aimé :D

Il y a un très beau travail sur cette ambiance, mais je trouve qu'il n'y a pas assez de fond scénaristique tangible auquel se raccrocher pour un texte de cette facture.

En tout cas, je crois retrouver pas mal d'éléments communs avec un de tes autres textes récents, celui de la cité des artistes, que j'avais beaucoup aimé. On y retrouve les mêmes couleurs, les mêmes sources.


Je trouve par contre dommage d'être passé complètement à côté des crêtes et des plis du temps, qui, pour moi, constituaient un peu l'essence du mystère.



"J'ai une âme solitaire"
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Message posté le 22:04 - 1 mars 2016

Je ne reviendrai pas dessus pour l'instant, je le repasserai en travail des textes lorsque ca sera le cas. J'ai fait l'essentiel des premières corrections etc, je le passe directe en biblio.

Merci à vous (:

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Message posté le 22:11 - 6 oct. 2016

J'ai lu très en retard. Je n'ai pas compris grand chose au scénario mais j'ai bien aimé la mise en scène, cette ambiance que tu fais ressentir. À vrai dire je crois que c'est le principal intérêt de l'avoir écrit et que le scénario sert de prétexte pour l'ambiance, je me trompe ?

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